are we destined to burn or will we last the night (opale)

whatever happens, we are deathless
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MessageSujetare we destined to burn or will we last the night (opale)      #☾.      posté le Jeu 3 Jan - 17:45
you got two black eyes
Lazar Haefeli
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http://twoblackeyes.forumactif.com/t601-haunted-house-of-want-and-ruin http://twoblackeyes.forumactif.com/t793-love-letters-to-ghosts-l http://twoblackeyes.forumactif.com/h41-profil-test http://twoblackeyes.forumactif.com/t802-duo-orphelins-d-artemis-2-2-libres
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pseudo : dirge, amandine
credits : dailysecrethistory.tumblr(gif) athenaefilia.tumblr (icons) siren charms (sign)
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Inscription : 10/12/2018
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timelapse : (19 ans) l’innocence fanée de ses premiers roses épaulés avec amertume, le gamin affiche avec mégalomanie des obsessions surréalistes pour son âge, sa jeunesse une peine qu’il assume en s’usant la chair aux déraisons de ses rêves les plus fous.
heart rate : (célibataire) le cœur tourné vers d’autres rives, l’écume écrase sa trachée sans qu’il ne puisse se résoudre à la rouille des amours blessées.
purpose : (étudiant en archéologie sorcière) personnage parfois plus littéraire qu’il n’en est réel, le blond fait partie de ces immolées ayant arraché l’essence de leur être pour l’enfermer dans un livre. érudit à l’avide soif de savoir, il se meurt sous ses obsessions, usant le suc de toutes heures dans l’espoir d’un jour tout savoir.
magic scale : (niveau 2) avide créature convoitant les limites du cosmos, il n’est de frontière que le Haefeli ne souhaite traverser. il n’est de limite qu’il ne veut briser afin de s’élever au dessus de ses rêves les plus fous. rongé par ces obsessions sur lesquelles il ne met de mots, le gamin use chaque éclat de son potentiel pour en policer le tranchant.
powerplay : (contrôle de la perception de souffrance) malédiction ayant fait de sa carne le foyer d’une absence, le gamin danse sur un fil à lorgner les étendues de l’abysse du mal. de ses doigts fantomatiques, il s’invite chez l’autre, animant ses nerfs pour que son corps s’abandonne à sa souffrance imaginaire ou bien oublie le foyer de ces maux que rien ne semble autrement pouvoir éteindre.
loyalty : Loyauté rouillée d’un être incapable de se conjuguer autrement qu’à la première personne, il ne peut pourtant s’arracher ces enseignements lui ayant été bourré sous la caboche par ses parents. Même s’il passe toujours en premier, son coven il l’a tatoué sur la face cachée de son cœur, promesse inavouable d’une foi dont il ne peut se défaire.Enfant des obsessions labourant sa chair, il n’a d’yeux que pour ces courses folles arrivant à ranimer le palpitant entre ses côtes. Timonier rêvant d’une épopée n’ayant de fin, en redoutant l’inéluctable il vogue sa galère au gré de leur Odyssée. Et s’il n’a ni dieu ni maître, au cœur aucune foi, aucune loi, sa dévotion est à jamais tournée vers l’éphémère mégalomaniaque de leurs recherches.
Black Dimes : 644
DAWN COURT
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It’s an emptiness I can’t describe.
A hollowness that persists no matter
how much of me is filled.


Le gamin était mot. Un buvard imbibé d’encre jusqu’à ne plus être qu’un ciel obscur dont dégoulinait l’imparfait de ces pensées à jamais passées sous silence. Le jeune homme était trop souvent flot, incohérent amas de pensées lui dégoulinant des lèvres alors que l’encre tachait sa carne de cette ébène qu’il dégueulait sans savoir comment adoucir le chaos laissé dans son sillage. Gladiateur sans spectacle, sa plume pour toute arme, le Haefeli trônait au centre d’un champ de ruine. L’université souffrait le poids de son propre silence, aspirait aux instants de félicités qu’apportaient l’aube quand l’écrasait toujours la charge de cette absence que faisait fleurir en elle la nuit. Combattant luttant contre du vent, le blond était allongé au centre d’une salle d’entraînement. Soldat de plomb blessé, il saignait blanc, son corps flottant en une marrée de papiers. Lazar aussi souffrait ce silence. Son absence. Entouré des bancs d’école, les miasmes fiévreux de la sueur et du sang, il était offrande à l’oubli. Offrande à la nuit et ces heures de clartés invitant les érudits à se noyer dans sa folie. Sujet d’étude d’une assemblée de fantôme, il n’y avait que le silence et le vide de ces prunelles absentes pour répondre à l’Icare des temps modernes. Celui-ci même destiné à l’océan de ses pensées quand il ne désirait que toucher le firmament.
Bête arrachée au repos, rongée de l’intérieur par des maux qu’il ne pouvait nommer, le sorcier feulait à la lune. Suppliait l’intransigeante de le bercer. Ravalant la bile, crachant son fiel, le Haefeli sentait son crâne s’ouvrir en deux. Il sentait les griffes glacées du manque lacérer l’intérieur de son buste alors que les pulsations de son cœur s’estompaient au profit d’une douleur battant au rythme de l’organe déficient. Les démons qui grondaient, rampaient sous les prunelles alanguies de leur sorgue de mère, rongeaient la voûte de son âme. Les mêmes bêtes qui, sous son crâne, hurlaient l’éphémère de leurs prières dans l’espoir de goûter à l’embellie. Invoquaient ce besoin irrépressible d’encore un instant être plus que ce tout ce qu’il était déjà. Plus que ce tout ce qu’il pouvait être. Les doigts noircis par l’encre dégoulinant hors de sa carne, la douleur empêchait Lazar de contempler son empire de ruine. Cette vie fantasmée qu’il vivait au travers de page noircie au prix des derniers fragments de son âme. Une pellicule de sueur recouvrait la carne du naufragé, ce dernier se noyait dans une vie qu’il peinait à vivre. Peinait à ressentir autrement qu’à force de courir après l’insensé de ses obsessions.
Le grésillement des néons fatigués au-dessus de la tête du gamin était une torture entamant progressivement les dernières ressources du sorcier. Les iris trop pleins, il peinait à souffrir les lumières criardes baignant la pièce là où les lueurs naturelles de la lune ne pouvaient se rendre. Enfonçant la paume de ses mains dans le socle de ses yeux, Lazar rêvait d’arracher ses lobes pour qu’enfin s’évapore cette souffrance sans racine. Celle-ci même qu’il ne savait plus comment endiguer. Au point qu’il ne soit plus qu’un animal blessé prêt à ronger ses membres. Être mutilé par le néant qu’il avait créé à force de le combler. Le blond rêvait d’enfoncer ses griffes entre son lobe frontal et temporal pour s’attaquer à la plaie. La drogue était un mal que le Haefeli s’inoculait avec diligence, tant de soin qu’il avait fini par en oublier qu’elle était la cause de ses maux et non pas leur solution. Se noyant dans le silence, cette cacophonie de bruits anodins devenus violence, il l’entendit bien avant qu’elle n’apparaisse. Son pas trop leste, sa présence dissonance au cœur de ces ombres qui n’auraient pas dû être son foyer. Enfonçant ses crocs dans la chair meurtrie de sa lippe, le sorcier se redressa, offrant ses yeux au monde et à sa souffrance. Assis au milieu d’un désordre de notes devenues océan, il posa des prunelles fatiguées sur la Beauregard. Les traits du jeune homme étaient durs, sa souffrance soigneusement camouflée sous cette impétuosité maladive fleurissant le long de ses traits. Pourtant, il était indéniable que le gamin était fatigué. Trop fatigué que pour afficher son habituelle bravade pétulante quand il peinait à être plus que fragments. “Laisse moi deviner, tu as une longueur de retard sur moi et après avoir été à la bibliothèque tu es venue voir si j’aurais le bouquin que tu cherches?” Un sourire arrogant déliait les lippes du Haefeli alors qu’il tendit sa main vers un livre pour en exposer la couverture. “Celui-ci par exemple?” Leur lutte était anodine, délictueux enfantillage qu’ils épaulaient de peur d’admettre la réalité de leurs jeux. Aveugles prétendant être dotés du troisième œil, ils se guidaient mutuellement vers le vide. Inconscients, arrogants, leurs jeux d’enfants n’avaient plus rien d’innocents et ce n’était pas Lazar qui comptait céder le premier. Pas quand il faisait face à quelqu’un dont la soif de savoir pouvait égaler la sienne.

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MessageSujetRe: are we destined to burn or will we last the night (opale)      #☾.      posté le Ven 11 Jan - 0:49
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Opale Beauregard
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image : mist(ic)
pseudo : caelestis // salomé.
credits : our lord and savior beylin (ava), halsey (profil), sial, vocivus, sabrina claudio (signa).
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Multifaces : la fiore des champs.
Inscription : 07/12/2018
Messages : 285
true color : #993366
timelapse : les deux joyaux de ses yeux d'ivoire trahissent une écœurante jouvence. seulement dix-neuf années étampent son épiderme de porcelaine.
heart rate : la cellule de sa cage thoracique ne renferme qu'un organe de pierre, un palpitant impérial qui ne connaît pas de souverain.
purpose : avide de savoir, elle parcourt les manuscrits perdus d'astoria et voyage à travers les âges oubliés de son odyssée.
magic scale : la honteuse médiocrité ancrée dans ses veines entache le prestige qu'elle cultive.
powerplay : la gamine est macchabée maudite. sa quintessence diurne lui a été arrachée des veines par une damnation secrète, tarissant les vents glacés qui dansent dans son être.
liability :
2200 (0 ANS)
Née de l'union d'un sorcier du jour et de la tante des suprêmes de l'hiver, troisième branche Beauregard avec un frère aîné légitime.
2207 (7 ANS)
Découverte de ses pouvoirs déviants: les vents glacés.
Dispute parentale et meurtre du mari de sa mère, bannie pour son crime.
Recueillie par la seconde branche Beauregard.
Commence à porter un pendentif ensorcelé à son insu qui inhibe ses pouvoirs et ses émotions.
Surveillée par son frère qui efface sa mémoire pour protéger son secret.
2217 (17 ANS)
Entrée à Astoria, malgré son niveau insuffisant, où elle se fait malmener.
Enquête sur l'origine de sa faiblesse magique et de son insensibilité émotionnelle.
2218 (18 ANS)
Début de l'Odyssée, une chasse au trésor qui lui permet de vivre pleinement sa passion : l'histoire.

loyalty : les mille et une fiertés de l'hiver s'exhalent en volutes givrées de son auréole irisée.
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dark as midnight sun, smoke as black as charcoal fills into our fragile lungs 'cause when our demons come, dancing in the shadows to a game that can't be won, feel like we've been falling down like these autumn leaves but baby don't let winter come don't let our hearts freeze.

Black Dimes : 1070
WINTER COURT
WINTER COURT

or will we last the night
are we destined to burn
 
* . ˚      .
*        ✧  ·     *
      * .     ·   
       *    .   


La vagabonde s'égare entre les cursives. La tête dans les lettres, elle savoure les courbes voluptueuses des voyelles et les excès anguleux des consonnes. Corsaire exilée, voleuse de sablier, elle vogue sur un océan d'encre à la recherche d'un trésor oublié. Elle escalade les majuscules et dégringole les lignes pour se percher sur une virgule. Langoureusement étendue dans l'arc de l'arabesque, elle contemple le temps qui déborde de ses mains pleines. Un nuage de café froid dilué sur un ciel de papier auréole sa chevelure diaphane. En contrebas, les mondes défilent au gré des mouvements de son doigt. La maestro en perdition harmonise une cadence aux notes éternelles. L'âme gorgée de cette toute-puissance, elle remonte le temps au fils des mots. Ses doigts courent sur les pages. Ses yeux cavalent sur les paragraphes. Elle se transforme tour à tour en enchanteresse égyptienne adulée, paysanne victime du bûché puis révolutionnaire au poing armé. Elle scinde les continents et anéantie les civilisations. Elle détient l'univers tout entier dans le coin d'une page froissée.
Mais il suffit d'un instant pour que tout lui soit arraché.
Un soupir extirpe Opale de son extase. Elle cligne des paupières devant cette feuille jaunie par le temps, tentant de replonger dans l'infini de l'oubli et de retrouver sa place dans les bras des immortels défunts - en vain. Il est trop tard. Le flambeau s'est éteint. Le sentier s'est effondré. Opale ne peut plus s'échapper. Le brouillard gagne du terrain dans la bibliothèque déserte. Elle le voit qui se faufile entre deux étagères, se dérobe sous une chaise, serpente dans les allées. Ses phalanges blanchissent en agrippant la couverture de son livre, dernier rempart entre elle et sa réalité. Mais son heure est venue. Le présent la rattrape. Elle sent la brume étreindre son corps, éteindre son coeur. Les particules de nuage s'infiltrent sous son échine, descendent sa gorge, saisissent ses tripes. Cette unique seconde d'agonie semble s'étirer à l'infini tandis que les ombres s'emparent de chaque particule de son être. L'obscurité l’assujetti atome par atome. Elle est dépouillée d'un sentiment après l'autre pour mieux être menottée à sa maudite léthargie. Opale est captive de son propre esprit. Elle sert la mâchoire dans une tentative désespérée de repousser l'invisible assaillant. Elle voudrait s'en creuser les gencives et s'en exploser l'émaille. Elle se sent prête à tout pour vaincre sa propre nature et briser l'indolence qui dévore ses entrailles. Prête à tout pour terrasser le destin et triompher des dieux perfides qui lui ont infligé ce fléau d’indifférence. Il ne lui reste plus ça, cette rage vengeresse en guise de bruit blanc existentiel.
Elle repose l'ouvrage parmi les siens sur l'étagère poussiéreuse. Elle n'en a qu'effleuré la préface, mais sait déjà pertinemment qu'il ne lui sera d'aucune aide. Il lui faut rassembler toute sa volonté pour retrouver un semblant de concentration. Elle lui parait soudainement bien lointaine, son escapade littéraire, son salut éphémère. La poupée de porcelaine se laisse porter par la lassitude, divagant d'un rayonnage à l'autre, aveugle aux grimoires sur les tranches desquels ses phalanges se baladent. Machinalement, comme dotés d'une mémoire dont elle a elle-même été privée, ses pas la portent jusqu'à son refuge d'étude habituel, niché au bout d'une table de bois massif. Un fragment de seconde avant de lever le regard, elle sait qu'elle le trouvera à l'autre extrémité de l'autel didactique. Le néant appelle le néant. Les deux monstres béants s'attirent comme des aimants dans ce vaste étalage du savoir. Alors, elle ne cille pas lorsque son regard tombe négligemment sur les pâles étincelles d'impertinence valsant au fond des iris du jeune homme. "Voyons Haefeli, nous ne sommes pas tous au service de ton ego surdimensionné.", clame-t-elle d'un ton acerbe, réprimant une œillade de convoitise en découvrant le titre étalé sous les griffes du jeune homme. A travers sa brume, elle pourrait presque méprendre Lazar avec un miroir. Ils sont tout deux les enfants prodiges du siècle des miracles, les souverains sacrés d'un royaume de leur propre invention. Fières allégories de la condescendance, ils arborent leurs parures de désinvolture et cultivent une digne imperturbabilité pour préserver leurs démons cachés. Jeunesse mégalomane de l'ère de tous les possibles, ils prétendent être capables de réaliser l'inimaginable quand tu as déjà été inventé. "Ne compte pas sur moi pour implorer ta clémence ou ta générosité - même si je le voulais, je ne me risquerais jamais à alimenter ton orgueil déplacé., réplique-t-elle d'un haussement de sourcil en s'approchant d'un pas. L'insolence afflue en cascade d'entre ses lèvres carmines. Alors dis-moi, qu'est ce qu'un gosse prétentieux comme toi pourrait bien vouloir en échange d'un livre? Que je résolve une nouvelle énigme tordue? Que je te trouve de la compagnie pour tromper ta solitude? Que je te file les réponses du prochain test? Ou bien serait-ce un peu d'argent pour tes sinistres passe-temps, quels qu'ils soient?".


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( time stands still )
time is being wasted screaming not listen I promise you'll heal me better you're so unaware about the feeling the same thing, the same damn thing


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MessageSujetRe: are we destined to burn or will we last the night (opale)      #☾.      posté le Dim 13 Jan - 18:34
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magic scale : (niveau 2) avide créature convoitant les limites du cosmos, il n’est de frontière que le Haefeli ne souhaite traverser. il n’est de limite qu’il ne veut briser afin de s’élever au dessus de ses rêves les plus fous. rongé par ces obsessions sur lesquelles il ne met de mots, le gamin use chaque éclat de son potentiel pour en policer le tranchant.
powerplay : (contrôle de la perception de souffrance) malédiction ayant fait de sa carne le foyer d’une absence, le gamin danse sur un fil à lorgner les étendues de l’abysse du mal. de ses doigts fantomatiques, il s’invite chez l’autre, animant ses nerfs pour que son corps s’abandonne à sa souffrance imaginaire ou bien oublie le foyer de ces maux que rien ne semble autrement pouvoir éteindre.
loyalty : Loyauté rouillée d’un être incapable de se conjuguer autrement qu’à la première personne, il ne peut pourtant s’arracher ces enseignements lui ayant été bourré sous la caboche par ses parents. Même s’il passe toujours en premier, son coven il l’a tatoué sur la face cachée de son cœur, promesse inavouable d’une foi dont il ne peut se défaire.Enfant des obsessions labourant sa chair, il n’a d’yeux que pour ces courses folles arrivant à ranimer le palpitant entre ses côtes. Timonier rêvant d’une épopée n’ayant de fin, en redoutant l’inéluctable il vogue sa galère au gré de leur Odyssée. Et s’il n’a ni dieu ni maître, au cœur aucune foi, aucune loi, sa dévotion est à jamais tournée vers l’éphémère mégalomaniaque de leurs recherches.
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Il était des solitudes qu’aucune clarté ne pouvait éteindre. Des instants où le jour se faisait nuit, où il faisait noir en lui. L’ébène de ces instants suintait à même la voûte du monde, l’échine de l’univers se courbant afin d’enlacer le néant de sa progéniture. Il était des violences que même le silence ne pouvait pleinement saisir. La clameur d’un cri que le gamin conservait soigneusement coincé entre ses lippes effrontément closes. Dans cette absence de son, les secondes tombaient hors de ses yeux usés par de trop longues heures passées à se répandre sur des feuilles blanches. Lazar était ivresse, arborant son linceul avec la démence de ces rois sans couronnes. Il vivait aux crochets d’une illusion, doucereusement conscient de ce sursis qu’il consommait avec déraison. La peau du sorcier était diaphane, à croire que sous la carne ne restaient que les rémanences d’un souffle de vie s’étiolant au contact de ces ombres dansant en ses veines. Dans la poche de sa veste reposaient les filaments désunis de sa perdition. Le Haefeli comblait le vide en son buste avec les sanglots de l’univers, la substance de ses constellations broyées entre ses doigts. Ces drogues de substitution, fragments d’une échappatoire, étaient une issue de secours que le blond avait fini par tatouer à même sa carne. Trou béant qu’il comblait par le vide de ses fausses promesses. Puis il souffrait la descente. Chute inlassable que le temps ne lui avait pas appris à dompter. Il souffrait le silence. Souffrait le bruit. Il souffrait jusqu’à son ombre qui se refusait à disparaître quand bien même son être était devenu translucide à force de phagocyter sa propre essence.
L’homme-enfant sentait cette faim lui ronger la moelle, le cœur d’un trou noir lui labourait les entrailles. Cette soif d’un savoir divin qui lui offrirait des réponses, une justification à ce massacre en son crâne. Navigateur d’une épopée déjà consacrée, il arpentait la sorgue à  la recherche des fragments d’une gloire auréolant d’autres têtes. Personnage secondaire d’une odyssée conjugué au passé, il se savait perdu à l’ombre du récit de sa propre vie. Le corps plus qu’un objet, il n’était rien que Lazar pouvait trouver ici-bas. Rien qui ne fasse sens pour l’explorateur, celui qui, prêt à tout, déterrait jusqu’à l’immatériel de son âme contre une gloire tâchée d’amertume. Quand il contemplait la Beauregard, il contemplait son hybris et cette faute originelle les ayant fait différents. Il était des solitudes sur lesquelles aucun mot ne pouvait être posé, des silences implorant les cieux d’être comblés. Dans les espaces du sommeil, entre les lignes, il y avait leurs corps absents, leurs esprits ankylosés. Leur royaume était éphémère, deux heures de clarté au milieu d’une nuit sans étoiles, défaite de toute clémence céleste. Monarques d’une dynastie de mots oubliés, ils attendaient d’être arrachés au néant de leur impudence farouche. Forcé de contempler cette moitié d’eux-mêmes qu’ils ne pouvaient accepter. Dont la présence leur rappelait ce vide au poitrail. Tout ce silence qu’ils avaient avalé afin de taire ce qui ne demandait qu’à s’écouler de leurs yeux.
La farce était risible, l’arrogance qu’il affichait avec aigreur un voile sous l’égide duquel l’enfant tremblait. Il n’en était pas moins grandi. Pas moins grandiose, ses lippes retroussées en un sourire sincèrement défait de toute vie. Toute faiblesse semblait s’être évaporée de son être, même si toutefois il sentait encore son ichor invoquer une galère antique afin de trouver la Toison d’or de son existence. Ses mains s’affairant à créer de l’ordre au milieu des ruines de son travail, une exhalation amusée s’échappa de ses lèvres alors qu’Opale s’avérait aussi mordante qu’à l’accoutumée. “Est-ce véritablement de l’orgueil lorsque la source de celui-ci émerge d’accomplissements personnels notoires? Ne serait-ce pas plutôt une dose saine de fierté?” Ses propos dévalèrent la cime de ses lèvres, le miel dégoulinant de ses propos alors qu’il s’amusait de ces joutes l’éloignant un instant du mal en son crâne. Pourtant, triste reflet de ses travers, la Beauregard souffrait une acuité l’ayant aliénée. Cette même agilité de l’esprit qui avait fait du Haefeli l’érudit affranchi déconnecté de cette même société qu’il souhaitait embellir au tranchant de son esprit. Dans une langueur ne souffrant aucune précipitation, le blond se leva afin de faire face à celle qui lui était douloureusement égale. Les pieds métalliques de son siège raclèrent le parquet alors que le visage du chérubin se transformait en un masque de mépris. Avalant difficilement les propos de la belle, il fit glisser le livre en sa direction avant de s’approcher. La toisant de toute sa hauteur, éprouvant un plaisir malsain à être géant face à la carrure menue de son opposée, ses lèvres retroussées dévoilaient des crocs. “Il n’est rien que tu ne pourrais m’offrir que je ne sache me procurer par moi-même. Jusqu’à présent, tu es celle qui traîne dans mon sillage, pas l’inverse.” Le mensonge était épais entre ses lèvres, miasme fiévreux suppurant d'une blessure sur laquelle il ne pouvait mettre le doigt. Son ton était sec, l’amertume lui consumant la trachée menaçait à tout instant de se répandre en son buste. De noyer ce qu’il restait de son innocence entre ses côtes. Néanmoins, l’échine refusant de ployer, Lazar soutenait le regard de la jeune femme, s’approchant d’elle comme d’une proie. S’humectant les lèvres, il se pencha vers Opale afin que leurs prunelles se croisent alors que l’effroi d’une rage sourde perçait à travers les fissures de son masque d’indifférence. “Il n’est rien que tu ne pourrais m’offrir, pas même ton temps, et je ne suis pas quelqu’un de généreux.” Ses mots planèrent entre eux, sentences absconses d’un jugement dont ils n’imaginaient pas les méandres. Ses prunelles avaient perdu de leur éclat, plus rien que des ombres imbibant ses iris alors que ses cernes tranchaient douloureusement avec le teint de sa peau sous le halo des néons usés. Le Haefeli souffrait des mégalomanies de son existence, de cet avide béant lui creusant le torse sans qu’il ne sache plus bien comment le combler. Pareil à la Beauregard, il prétendait être l’indicible, bombant son buste, arquant son échine. Il épaulait sans mal l’habit du dévot, la tenue du génie. Cependant, sous l’étoffe, il se devait de contempler les étendues du vide. Les champs de sa jalousie. Il était des solitudes qu’il aimait croire partager avec la sorcière, occultant les origines du mal.
Pourtant, face à elle, il était toujours aussi seul.

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MessageSujetRe: are we destined to burn or will we last the night (opale)      #☾.      posté le Ven 18 Jan - 15:33
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magic scale : la honteuse médiocrité ancrée dans ses veines entache le prestige qu'elle cultive.
powerplay : la gamine est macchabée maudite. sa quintessence diurne lui a été arrachée des veines par une damnation secrète, tarissant les vents glacés qui dansent dans son être.
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Née de l'union d'un sorcier du jour et de la tante des suprêmes de l'hiver, troisième branche Beauregard avec un frère aîné légitime.
2207 (7 ANS)
Découverte de ses pouvoirs déviants: les vents glacés.
Dispute parentale et meurtre du mari de sa mère, bannie pour son crime.
Recueillie par la seconde branche Beauregard.
Commence à porter un pendentif ensorcelé à son insu qui inhibe ses pouvoirs et ses émotions.
Surveillée par son frère qui efface sa mémoire pour protéger son secret.
2217 (17 ANS)
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Début de l'Odyssée, une chasse au trésor qui lui permet de vivre pleinement sa passion : l'histoire.

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dark as midnight sun, smoke as black as charcoal fills into our fragile lungs 'cause when our demons come, dancing in the shadows to a game that can't be won, feel like we've been falling down like these autumn leaves but baby don't let winter come don't let our hearts freeze.

Black Dimes : 1070
WINTER COURT
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or will we last the night
are we destined to burn
 
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Le silence est symphonie. La mélodie du néant retentit au coeur de l'abyssal havre de savoir, envahit l'atmosphère d'intensité et comble la réalité de vacuité. Les notes vides ricochent en écho sur les arches sculptées et les colonnes graciles, voltigeant sur de sourdes vibrations et de muettes pulsations. Les épaisses murailles du prestigieux monument avalent les sons, dévorent les ondes. La bibliothèque est un royaume de rien. L’inexistant y est roi. Sous les nues du dôme immaculé, les fantômes oubliés valsent dans les bras de chimères illusoires. Peuple d'ombres et de songes, les spectres mythiques naissent de prestigieux réceptacles alignés le long des étales. Les ouvrages, déités de ce monde d'irréalité, prolifèrent du sol au plafond, s’accaparent chaque parcelle du territoire et investissent les lieux en altesses suprêmes. La bibliothèque est leur domaine. Créatures prosaïques, monstres de poésie, titans romanesques et colosses allégoriques imposent leurs écrits. La citadelle des lumières n'admet ni le sang ni la chaire, car elle est la propriété exclusive des êtres de lettres. La dénaturée ne fait qu'un avec ces silhouettes d'épîtres. Elle est une page blanche. Elle n'a pas sa place parmi les vivants.
Opale est impératrice du silence. Elle est accoutumée aux tonalités de l'absence. Elle manipule comme personne le discours du non-dit, le langage du regard et l'argot du soupir. Opale est adepte de la parcimonie de la parole. Elle n'admire que les mots lustrés, les calculés, les apprivoisés ; ceux dont elle fait une longue autopsie dans son esprit. Opale dissèque la lexie, point par point, lettre par lettre, jusqu'à atteindre le squelette d'une phrase déshabillée de sa carne. Elle est partisane de la pensée. Entre son éducation hivernale et les affres de ses secrets, l'intransigeante ne peut laisser de place à l'ignorance. Elle se doit de garantir sa maîtrise.
Elle devient ainsi souveraine de solitude. Du haut de sa tour d'ivoire, elle domine aisément son empire individuel. Son effarante réputation en guise d'armure et sson caractère antipathique pour toute épée, la guerrière se retranche dans une sécurité esseulée. La vie en société est son champs de bataille. Elle y dégaine regards pétrifiants et rictus glaçant, égorgeant à tour de bras toute possibilité de fréquentation. L'isolation a pour elle le goût du pouvoir, le parfum de la liberté. Joyaux misanthrope, elle se complaît dans son écrin d'autarcie.
Et pourtant, dans ce royaume d'exclusion, au milieu des fantômes du passé, la princesse des parias a apprit à accepter la compagnie. Sa compagnie. Elle le dévisage nonchalamment tandis qu'il quitte sa forteresse de papiers pour s'avancer à sa rencontre. Il a la démarche lente, chacun des pores de sa peau suintant la condescendance, mais Opale demeure indifférente. Comment prétendre être écœurée par ce dédain dont elle est elle-même imprégnée? Cela ne reviendrait-il pas à réprouver sa propre personnalité? Elle décoche à peine un regard au précieux livre qu'il met à sa disposition, trop absorbée par le mépris qui déborde des yeux du Haefeli. Après tant de temps passé à étudier les expressions des gens, Opale sait pertinemment que c'est là une réaction habituelle que sa présence provoque. Mais Lazar a quelque chose de différent, quelque chose d'aussi admirable que le jeune homme est haïssable. Un hommage. Victime de sa stature, Opale a tout le plaisir de dépecer le visage du garçon. Elle décompose l'étincelle de défi de sa pupille, la bravade provocatrice de sa posture et l'arc cupide de son sourire. Lazar ne la considère pas comme le reste de la société, ces aveuglés qui ne voient en elle qu'absurdité, médiocrité, et indignité. Lazar voit en elle une adversaire, douce flatterie pour une invisible. Alors elle répond à l'invitation de son regard, soutenant sans fléchir l'audace de sa mégalomanie. "Ce pourrait être une dose saine de fierté, si tu n'en abusais pas continuellement, à tord et à travers, et ce même dans la défaite.", proteste-t-elle avec une insolence complice. Le roi est crispé par l'irritation. Cette vision éveille l'ombre d'un sourire qui escalade la commissure de ses lèvres, rare vestige d'une fierté puérile perçant l'éternelle brume.
Cependant, quand il s'incline jusqu'à elle, son souffle fiévreux effleurant ses pommettes, Opale prend conscience de toute la haine qui se déverse de l'impétueux. L'arcade de ses sourcils se froisse au fils des mots du jeune homme. Elle ravale difficilement l'affront qui déchire son estime à l'idée d'être à nouveau condamnée à l'inutilité. Elle peut presque entendre la sacralité du lieu se fissurer. La bibliothèque a toujours été son domaine de sûreté, l'endroit où elle pouvait se livrer à ses passions les plus dévorantes et ses capacités les plus développées ; l'endroit où rien ne pouvait tarir ou ternir son génie. Avec le temps, elle avait même finit par s'attacher à l'adversité muette du Haefeli. Il était devenu une expansion de sa solitude, stimulant son esprit par ses défis et flattant ses talents avec ses énigmes. L'incompétence était donc le tout dernier des attributs qu'elle souhaitait posséder. "Pas la peine de te leurrer. Tu n'as certainement pas les moyens nécessaires pour t'offrir mon temps. C'est une denrée précieuse, je ne l'épuise pas pour n'importe quoi. Encore moins pour n'importe qui., revendique-t-elle âprement avant de poursuivre, d'un ton ni totalement effronté ni véritablement inquiet, En revanche, tu devrais prendre un peu du tien pour te reposer, tu n'as pas l'air en forme du tout.". L’agressivité de sa voix s'échoue définitivement sur les cernes du garçon. "Je ne voudrais pas que mon équipe remporte le trophée parce que tu t'es évanoui dans un coin, nous valons bien mieux que ça. Alors, quel que soit ton problème, il va falloir trouver une solution.", le provoque-t-elle avec une défiance anodine.


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MessageSujetRe: are we destined to burn or will we last the night (opale)      #☾.      posté le Lun 21 Jan - 17:05
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Lazar Haefeli
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timelapse : (19 ans) l’innocence fanée de ses premiers roses épaulés avec amertume, le gamin affiche avec mégalomanie des obsessions surréalistes pour son âge, sa jeunesse une peine qu’il assume en s’usant la chair aux déraisons de ses rêves les plus fous.
heart rate : (célibataire) le cœur tourné vers d’autres rives, l’écume écrase sa trachée sans qu’il ne puisse se résoudre à la rouille des amours blessées.
purpose : (étudiant en archéologie sorcière) personnage parfois plus littéraire qu’il n’en est réel, le blond fait partie de ces immolées ayant arraché l’essence de leur être pour l’enfermer dans un livre. érudit à l’avide soif de savoir, il se meurt sous ses obsessions, usant le suc de toutes heures dans l’espoir d’un jour tout savoir.
magic scale : (niveau 2) avide créature convoitant les limites du cosmos, il n’est de frontière que le Haefeli ne souhaite traverser. il n’est de limite qu’il ne veut briser afin de s’élever au dessus de ses rêves les plus fous. rongé par ces obsessions sur lesquelles il ne met de mots, le gamin use chaque éclat de son potentiel pour en policer le tranchant.
powerplay : (contrôle de la perception de souffrance) malédiction ayant fait de sa carne le foyer d’une absence, le gamin danse sur un fil à lorgner les étendues de l’abysse du mal. de ses doigts fantomatiques, il s’invite chez l’autre, animant ses nerfs pour que son corps s’abandonne à sa souffrance imaginaire ou bien oublie le foyer de ces maux que rien ne semble autrement pouvoir éteindre.
loyalty : Loyauté rouillée d’un être incapable de se conjuguer autrement qu’à la première personne, il ne peut pourtant s’arracher ces enseignements lui ayant été bourré sous la caboche par ses parents. Même s’il passe toujours en premier, son coven il l’a tatoué sur la face cachée de son cœur, promesse inavouable d’une foi dont il ne peut se défaire.Enfant des obsessions labourant sa chair, il n’a d’yeux que pour ces courses folles arrivant à ranimer le palpitant entre ses côtes. Timonier rêvant d’une épopée n’ayant de fin, en redoutant l’inéluctable il vogue sa galère au gré de leur Odyssée. Et s’il n’a ni dieu ni maître, au cœur aucune foi, aucune loi, sa dévotion est à jamais tournée vers l’éphémère mégalomaniaque de leurs recherches.
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DAWN COURT
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    we sit in golden thrones with immortal grace, sweeter than moonlight yet souls like wolves our claws carved with ivory and we are lovely, living dangerously.
Les deux inconscients avaient construit un temple à leur image. Dédié à leurs faiblesses. La sacralité des lieux insoutenable pour tout néophyte incapable de comprendre ce qui était écrit entre les lignes. Tout ce qu’ils se disaient entre leurs silences. La voûte de leurs rêves éveillés soutenait l’ossature du bâtiment, enlaçant son cœur et les livres que celui-ci renfermait. Créatures des ténèbres, si le jour n’avait à contempler que la froideur de leur indifférence, l’opalescente était seule spectatrice de ces tendresses brisées par leurs jeux d’enfants. Prisonniers du sanctuaire de leurs mégalomanies, ils avaient couronné leurs fêlures prétendant un instant aimer le fantôme que leur renvoyait le reflet dans le miroir. Condamnés volontaires, ils s’aliénaient entre les rayons de leur royaume, s’échouaient le long de la rive de ces mots dont ils suçaient la moelle. Jusqu’à en oublier parfois les chaînes à leurs poignets et le prix de leurs aventures. Agneau sacrificiel, Lazar délaçait ses sutures, dévoilait au monde l’immonde vénusté de ses plaies incapables de cicatriser. Il s’offrait, inconscient, au pied de l’autel de leur démesure. Ignorant jusqu’à ce jour le prix de leur hubris et le poids de leurs obsessions. Démiurge consacré par l’essence de leurs folies, ils partageaient un même univers, usait le même parquet. Pourtant, dans le ballet de leur indifférence, les deux étoiles filantes se refusaient au contact. Craignaient de finir immolées, sacrifiées comme tant d’autres mots sur des papiers chiffonnés. De leur solitude commune, ils ne connaissaient que le givre s’installant en leur carne pour combler l’absence de cet autre qu’ils ne connaissaient pas. Qu’ils connaissaient trop bien pourtant.
Les deux voguaient à contre-courant, chaque coup manqué leur faisant rater un battement. Dans cet entrepôt de souvenirs, où rien ne bougeait sans avoir été invoqué, c’était entouré par l’inanimé qu’ils avaient compris comment être vivant. Dans l’ébauche d’un sourire, complicité inavouée, le Haefeli se découvrait une tendresse pour la princesse des glaces. Juste un instant, juste le temps de s’écraser sur ses remparts et sentir croître à nouveau en lui une marée de glace. Il avait le cœur à l’orage, la bouche pleine d’amertume. Elle était là la blessure, entre les lignes. Noyée par le silence. Pourtant, l'animal préférait mordre que dévoiler la plaie, il s’attaquait à la jeune femme parce que c’était à ce fil ténu de violence que pendait les haillons de sa fierté. Puisque, dans le fond, c’était tout ce qu’il lui restait. Elle lui offrit le silence, les germes de ces chrysanthèmes fleurissant en sa trachée. Et lui, comme un con, il en riait. De ces éclats sans douceur, ce rictus lui lacérant le poitrail de telle manière qu’on n’aurait pas pu mettre le doigt sur l’origine de cette folie. Qu’on aurait plus su dire si c’était des rires s’échappant de ses lippes ou bien des sanglots. Lazar n’était pas n’importe qui, Opale le savait. Même si elle le niait. Tout comme elle était déité oubliée, quand bien même le monde refusait de l’admettre contrairement à l’enfant de l’aube. Les lippes étirées en un simulacre de sourire, il la contemplait être morsure. Chaque nouveau propos un nouveau coup porté à son ego, quand bien même son inquiétude était une douceur à laquelle il se refusait.
Pour toute réponse le silence, il observait la Beauregard avec plus d’intérêt qu’il n’en décortiquait un ouvrage ancien. Ses prunelles se fondaient le long de ses traits pour chercher dans les sillons de sa chair la solution de son mystère. La fatigue accablait le blond, ce dernier conscient de perdre jusqu’aux derniers fragments de sa chaleur alors que son corps se rompait sous les assauts du néant en sa carne. Il avait froid. Froid de ses solitudes le recouvrant comme un linceul. Froid de ses heures sans regret passées à s’oublier dans des histoires n’étant pas siennes. Froid de ce qu’il perdait sous les assauts d’un don qui semblait prendre plus que ce qu’il n’offrait. “Pourtant, tu perds ton temps avec moi maintenant, non?” Observant la jeune femme, incapable de lutter contre ces pulsions appelant au vide, il tendit sa main vers cette dernière se noyant dans ses yeux. Avec douceur, plus de tendresse qu’il ne s’en savait posséder, il emprisonna le menton d’Opale de sa poigne délicate. Elle aurait dû être glace, quelle surprise qu’elle ne le fut pas. Sa carne aurait dû être recouverte de ce givre qu’il imaginait depuis la première fois où il s’était noyé dans les eaux glacées de son regard. Pourtant, ses doigts consommant la tiédeur de sa chair, elle était brûlante. Sémaphore se consumant au milieu de l’Atlantique, guidant celui qui ne sentait plus rien. Rien que son contact. “Si je ne te connaissais pas, j’oserais croire que tu t’inquiètes pour moi.” Son amusement était froid, imbibé de cette indifférence qui le figeait en dedans. Les yeux posés sur les traits de la jeune femme, incapable de la lâcher lorsqu’elle était la seule chose de vivant au coeur de la nuit, il ajouta sans plus de chaleur dans la voix : “Nous ne sommes que des pièces sur un échiquier, Beauregard. Si je tombe, une autre pièce viendra prendre ma place, tout comme j’ai pris la place de quelqu’un avant moi.” La vérité était poignante, insupportable. Se savoir si aisément remplaçable une souffrance que le Haefeli assumait péniblement. Resserrant sa prise sur le visage de la belle, il cherchait dans ses réactions les plus infimes rien qu’un signe. Le simulacre d’une contestation. L’affirmation muette que, au moins pour elle, il n’était pas remplaçable dans leurs jeux de titans.

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MessageSujetRe: are we destined to burn or will we last the night (opale)      #☾.      posté le Mer 20 Fév - 23:36
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Opale Beauregard
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timelapse : les deux joyaux de ses yeux d'ivoire trahissent une écœurante jouvence. seulement dix-neuf années étampent son épiderme de porcelaine.
heart rate : la cellule de sa cage thoracique ne renferme qu'un organe de pierre, un palpitant impérial qui ne connaît pas de souverain.
purpose : avide de savoir, elle parcourt les manuscrits perdus d'astoria et voyage à travers les âges oubliés de son odyssée.
magic scale : la honteuse médiocrité ancrée dans ses veines entache le prestige qu'elle cultive.
powerplay : la gamine est macchabée maudite. sa quintessence diurne lui a été arrachée des veines par une damnation secrète, tarissant les vents glacés qui dansent dans son être.
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Née de l'union d'un sorcier du jour et de la tante des suprêmes de l'hiver, troisième branche Beauregard avec un frère aîné légitime.
2207 (7 ANS)
Découverte de ses pouvoirs déviants: les vents glacés.
Dispute parentale et meurtre du mari de sa mère, bannie pour son crime.
Recueillie par la seconde branche Beauregard.
Commence à porter un pendentif ensorcelé à son insu qui inhibe ses pouvoirs et ses émotions.
Surveillée par son frère qui efface sa mémoire pour protéger son secret.
2217 (17 ANS)
Entrée à Astoria, malgré son niveau insuffisant, où elle se fait malmener.
Enquête sur l'origine de sa faiblesse magique et de son insensibilité émotionnelle.
2218 (18 ANS)
Début de l'Odyssée, une chasse au trésor qui lui permet de vivre pleinement sa passion : l'histoire.

loyalty : les mille et une fiertés de l'hiver s'exhalent en volutes givrées de son auréole irisée.
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Les condamnés s'arrachent des lambeaux d'éternité. Du bout de leurs doigts sanglants, ils s'agrippent aux bords du précipice de l'oubli, tentant d'échapper à ce gouffre qui s'ouvre sous leurs pieds. Au fond, ils se savent destinés à la fosse commune, à l'anonymat du standard, à l'obscurité des inconnus, mais ils osent tout de même braver la destinée. Ils refusent de se laisser enterrer par les augures. Taillés sur les rocs de la jeunesse, ils dégainent leurs phalanges aiguisées et brandissent leur squelette acérés au visage de la fatalité. Ils ornent leur encéphales brûlants de regards glaçants pour mieux imposer leurs ambitions aux constellations. Les indociles lacèrent avidement l'éther pour s'accaparer quelques maigres parcelles de succès. Prêts à s'arracher les ongles et à s'entailler les os sur les pierres tombales, ils prétendent graver leur propre épitaphe dans le cimetière de la postérité. Ils sacrifient leur vie sur l’autel d'une notoriété post-mortem. Corps immolés pour produire les reliquats d'un éclat ; chaires calcinées sur le bûcher qu'ils s’évertuent à attiser ; fumée délétère consumant les dernières particules d'air. Le prêtre et la prêtresse de ce culte absurde précipitent leur fin par peur de la chute. Ils appellent l'avalanche pour éviter l'averse. Ils se crèvent les yeux pour se protéger de l'éclipse. Ils s'écartèlent les membres pour souder leurs cicatrices. En proie à une débâcle démente, ils invoquent les paradoxes et s'engouffrent dans ce cercle vicieux d'inlassables disgrâces. Les enfants de l'apocalypse prospèrent dans leurs ruines éponymes.
Dans l’œil de ce chaos à leur image, Opale est une tempête quand Lazar est l'abysse. La déferlante n'est qu'éphémère. Elle se pare de son plus beau mistral dans une vaine tentative de charrier les chimères. Elle veut faire de ses mots des cyclones, de ses regards des ouragans. Elle abat ses offenses et fracasse ses infamies en rafales d'impétueuse violence. Elle se fantasme tornade. Elle entend tourmenter les cieux, dompter les galaxies, dominer les dieux. Mais malgré ses airs, l'intempérie n'est qu'une brise. Son tumulte n'est que vanité passagère, la frivole ébauche d'une essence enfouie au plus profond de ses souvenirs ; la vague esquisse d'un autre soi. Elle se fabule une existence pour combler la vacuité de sa réalité. Elle se persuade qu'il vaut mieux être détestée, crainte ou insultée qu'être ignorée, qu'il fait mieux être rage que n'être rien. Mais Lazar est trop lucide pour sombrer dans cette vaine illusion. La tempête se brise contre l'immuabilité de ses rires. Ses vents s'essoufflent face à l'inaltérabilité de son dédain. Elle s’anéantit dans les profondeurs de son impertinence. Ainsi armé, le guerrier pare aisément les coups de la désespérée, tarit les trombes de son orage et attaque les murailles de ses mirages. Les yeux de l'impie jouent les catapultes. Il s'infiltre dans ses failles et s’immisce dans ses brisures. Il la taillade depuis les confins de son ego. Sous son regard, la gamine prend soudainement conscience de ce trop-plein de lumières qui l'assaille depuis les remparts des hautes fenêtres. Tenue en joue par les canons des rayons astrales, Opale devient l'impuissante proie du carnassier. Et, comme tout bon prédateur, il ne tarde pas à bondir sur sa cible.
Tétanisée par la surprise, elle demeure immobile tandis que les griffes du fauve étreignent sa chaire. Elle sent déjà les canines déchiqueter son corps frêle. Et pourtant, sous les doigts du jeune homme, le coup est une caresse. Sa main s'empare du visage d'Opale avec une délicatesse nouvelle. Désarçonnée, elle se laisse capturer sans mot dire, regrettant la familiarité de leur agressivité naturelle. Ses yeux sont légèrement écarquillés, traduisant un saisissement certain auquel se mêle quelques notes de révulsion et une infinité de muettes questions. Elle est avalée toute entière par l’abîme. Son regard se perd dans le sien, réfléchissant les nuances bleutées du vortex. Là, sur cette infime parcelle qui les entremêle, elle sent sa peau fourmiller en réponse à l'inhabituelle invasion. Opale reste ainsi figée sous son toucher tandis que tout son être s'insurge. Elle s'entend hurler des insultes. Elle se voit se débattre hors de sa poigne. Elle entend la gifle qui s'écrase sur sa joue. Et pourtant, elle demeure pétrifiée. Elle ne peut s’empêcher d'envisager l'interdit. L'espace d'un instant, elle songe à se saouler la carne à grandes gorgée de ce précieux contact. Après tout, la collision des étoiles était inévitable. Alors la nébuleuse réclame de se laisser aller à la déflagration des supernovas.
Lorsque les lippes du geôlier entament leur mélodie au gré de la danse de ses sourires, il semble dérober d'avantage de sa captive. Il s'empare autant de son corps ébréché que des vestiges de sa psyché. Les affres de l'oubli extirpent brusquement Opale de sa torpeur. Sa main droite s'élève lentement dans les airs pour enchaîner le poignet de l’intrus, mais elle s'immobilise avant de le déloger. Ses doigts enlacent les articulations du jeune homme avec une fermeté indolore. Son geste vacille entre tendresse et sévérité, incertain de la nature de ses intentions. La déclaration du Haefeli a déposé une sincère affliction au fond de sa gorge et celle-ci imprègne sa voix, teintant ses mots d'une tristesse rompue. ''Tu me déçois, Lazar.'' Son prénom est une mélodie rare qu'elle fait tourner sur sa langue de manière voluptueusement dramatique. ''Je ne te pensais pas si facilement... oubliable., poursuit-t-elle. Je te croyais plus persévérant que ça. Mais c'est donc ainsi que tu te vois ? Que tu nous vois ?''. Ses sourcils fléchissent sous le poids des reproches, chiffonnant son arcade qui se transforme en arme tranchante. De longues secondes de silence s’étirent ensuite entre eux avant qu'Opale n'ose s'offrir une profonde inspiration. Lorsqu'elle ouvre à nouveau la bouche, ses traits désabusés se colorent d'une ombre de détermination retrouvée. ''Et bien, je ne sais pas pour toi, mais, pour ma part, je ne compte pas être si facilement oblitérée. Je ne me laisserais pas bouffer par le néant.'' Sa main libre embrasse les airs, suggérant sa propre personne dans un vague mouvement démonstratif. ''Je sais que je peux avoir plus que ça, que cette existence vide, ce désastre de déficit.'' Un souffle las s'échappe de ses poumons. Ses paupières drapent ses iris translucides. Enlacée par les ténèbres, la fidèle semble prier d'intangibles déités. ''Prouve-moi que nous sommes plus que deux cadavres en devenir.''


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