soulmates aren’t rare. north stars though, they are. (ivy)

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MessageSujetsoulmates aren’t rare. north stars though, they are. (ivy)      #☾.      posté le Ven 11 Jan - 19:50
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heart rate : atrophie sentimentale, danse des corps au coeur qui s'oublie, désir déliant les gestes sans tromper les esprits. seule chaleur ressemblant à des éclats de vie arrachés à ses nuits.
purpose : anciennement danseur pour la night court, l'errance parmi les wicked l'a conduit à rejoindre le gang de dane murray, à dérober les grimoires et brûler de se les approprier.
magic scale : amnésie imposée, savoir dérobé. dix années à reforger les connaissances oubliées pour atteindre à niveau le niveau deux.
powerplay : l'air pour soulever les corps matériels ou bien vivants, regrouper les souffles agités au creux de son poing et les retourner contre autrui, s'élancer en apesanteur le long des façades, pas guidés par la brise, oiseau de nuit s'envolant pour mieux fouiner aux quatre coins de la ville.
liability : bâtard du soleil bercé par la nuit, adultère maternel ayant greffé les éclats lumineux au fond de ses pupilles. ✵ secret de la déviance trahi par le père, adolescent arraché à son coven et souvenir magique réduit en poussière. ✵ mère disparue à l'aube de ses dix ans, abandonnant au foyer l'enfant et l'époux à la folie. ✵ famille qui se reconstruit dans la rue, de ceux qu'il choisit. ✵ fourberie arrimée aux côtes, égoïsme latent brouillant les lignes de sa fiabilité.
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“By chance you’ll meet someone who encompass the way home. Someone who is home.” & Paumé. Paumé comme un lendemain de soirée, à plus s'rappeler ce qu'il aurait fait. Comme après s'être mis la tête à l'envers, pourtant, les narines n'ont pas saigné cette nuit, pas de majo pour lui retourner la cervelle. Il est lessivé, comme s'il venait de tomber de trois étages sans parvenir à se rattraper - et il sait de quoi il parle, le garçon. C'est sûrement ça, trop d'émotions d'un coup pour un coeur devenu trop étriqué pour ces choses-là. Y'a fallu qu'il revienne dans sa vie comme il en est sorti, l'humain. Tornade ravageant tout sur son passage, à commencer par la lucidité du Hyde, sa raison et sa logique. Plus qu'un gosse immature, plus que d'habitude pourraient siffler les mauvaises langues, perdu dans sa propre maison. Personne à la baraque pour s'épancher sur le sujet, pour se lamenter au moins d'un tout ou d'un rien. Indi qui s'est cassée on ne sait où et les autres qui sont aux abonnés absents. Personne à emmerder et clairement aucune distraction en attendant. Alors il tourne. Encore et encore dans le salon, et c'est vite vu, avec la taille minuscule du rez-de-chaussée. A cogiter, lionceau en cage incapable de sortir, de prendre l'air. De se bouffer la réalité en face : Caleb est reparti. Fallait bien que ça arrive, et s'il n'y a pas eu d'adieux cette fois, l'ancien gamin reste sur la défensive. Et il ressasse. Et à force de ressasser, des éléments s'incrustent plus profondément encore dans le cortex, lacérant les pensées. C'est à son père qu'il pense. A ce qu'il a fait à son souffre-douleur de l'époque, sans que le fils ne percute. Et à force de ruminer, c'est la colère qui renaît. Celle qui n'est jamais partie. Destinée à le hanter toute sa vie, depuis qu'cette nuit-là, en finissant par rentrer chez lui, non seulement le daron n'était plus au sol, mais il n'était plus seul. Crâne scindé en deux d'une hémorragie imprégnant la rétine de sa progéniture, mais debout. Entouré. Il aurait aimé qu'il soit mort. Mort. Pour de bon. S'faire bannir sans le savoir encore en vie. Encore à déambuler dans les rues, territoire conquis, folie du chagrin harnachée aux pupilles. Plus rien de celui qui l'a élevé, quand sa mère était encore là. Plus rien de celui que le môme a aimé, avant que ça ne se mue en haine viscérale. Et c'est quand il repense au père, qu'il n'y a qu'elle qu'il doit trouver. Elle qui doit être ci ou là, mais qui finira bien par rentrer. Et l'heure tourne. Encore et encore. Frottant ses bras à l'eau glacée et au savon, frénésie destinée à déglinguer la crasse arrimée à sa peau à trop s'être traîné dans la poussière. Passant un pull troué - pour le style, qu'il dit -, un jean tout aussi rapiécé, et ces rangers qui ne le quittent plus depuis des années. Dernier regard sur la baraque en enfilant sa longue veste sombre, celle qui le noie dans la masse, c'est une ombre parmi les ombre qui s'envole sans plus s'attarder.

Il ne l'a pas encore vue que c'est déjà le palpitant qui s'apaise. Celle qui rassure et qui aide, pour laquelle se rassemblent les pages dérobées dans sa main, prêt à les lui offrir parce que c'est tout ce qu'il possède. Tout ce qu'il sait lui donner, en guise de cadeau, depuis ces années à se traîner dans les pattes sans être foutu de se détacher l'un de l'autre. Pour qu'elle enseigne, comme elle y aspire, qu'elle se forme autant que possible. Parce que les rêves d'Ivy, d'une manière étrange, sont devenus ses rêves. Que dans l'adversité les entourant, c'est à elle qu'il s'est accroché en premier, en déboulant à Rockaway, et que depuis il n'a pas été capable de la lâcher. Sûrement qu'il ne saurait pas tout à fait comment faire, sans elle pour le ramener à bon port, lumière toujours plus vive quand les ténèbres envahissent l'esprit. A en ruiner l'égoïsme inné, celui avec lequel il a toujours su composer. C'qu'il n'a jamais su faire, avant, hormis avec l'humain aux mille sentiments. Alors, inévitablement, c'est elle. Chemin qui se tracerait les yeux fermés jusqu'à la fenêtre de son appartement, celle qu'il parvient toujours à crocheter de l'extérieur pour s'y introduire comme le voleur qu'il est. Sans un bruit, à se faufiler dans les pièces sombres, à comprendre qu'elle n'est pas encore rentrée. Pas la première fois qu'il s'incruste sans demander, à retirer ses chaussures, larguer son manteau dans un coin et retrousser les manches de son pull. A regarder un peu tout ce qui se trouve autour de lui, réflexe de cambrioleur, comme s'il ne connaissait pas déjà les lieux par coeur. Et il s'fait tard, mais il le sent, qu'Ivy n'a pas découché. Parce qu'Ivy est sage, qu'il aime le lui répéter pour l'emmerder. Et si le temps file, il ne s'barre pas, préférant s'allonger sur son lit comme à de trop nombreuses reprises déjà, laissant ses paupières retomber dans l'odeur rassurante. Parasite qui ne bougera pas, finira p'tetre bien par somnoler en attendant qu'elle arrive.
 
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MessageSujetRe: soulmates aren’t rare. north stars though, they are. (ivy)      #☾.      posté le Sam 12 Jan - 0:19
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north stars though, they are.
 
* . ˚      .
*        ✧  ·     *
      * .     ·   
       *    .   


T’avais jamais réellement su qui tu étais, toujours en quête d’identité, rien qu’une âme perdue à déplorer. Tenue coupable d’impureté alors que tu étais toi-même l’éclopée de cette infidélité.
En réalité, t’avais pas compris pourquoi t’étais ici, tu te souviens juste que tu voulais être comme eux et découvrir ce que tu trouvais merveilleux, soit vivre dans leur milieu. Fut une époque, t’avais encore foi en l’humanité et tu ne pensais pas que tout ça, ce n’était qu’une absurdité. Tu voulais juste un peu rêver avant de te réveiller. Un moment, l’espace d’un instant. T’étais simplement paumée, à pas connaître la vérité. Est-ce qu’on pouvait te le reprocher ?

Tu voyais ta mère pleurer chaque journée en parlant de l’homme qu’elle avait aimé mais qui vous avait pourtant abandonné. Tu entendais ses cris déchirants, priant secrètement de ne pas avoir eu d’enfant et retrouver sa vie d’avant. Tu comprenais que t’étais de trop, mais qu’est-ce que t’y pouvais ? T’avais pas demandé à être là, non, toi t’avais pas voulu de tout ça. De ces mensonges, de ces illusions pour maquiller des prétextes bidons. Des histoires pour mieux s’endormir le soir. T’étais certes une enfant mais t’avais plus cinq ans, tu savais depuis longtemps que t’étais qu’un accident. Et toi aussi tu pleurais, toi aussi tu souffrais mais tu le cachais. La solitude devenait une habitude, comme encrée dans la peau, trop loin dans l’épiderme. A en crever. T’avais arrêté de te battre pour une cause désespérée et à penser qu’on pourrait t’aimer. Tu devais juste essayer d’avancer. L’allégresse s’était transformée en tristesse, devenant peu à peu l’ombre de toi-même, plus qu’un vague reflet qu’on oubliait.

Puis, t’avais tué la raison de toutes ces afflictions. Tu pensais que ça aurait pu te consoler, mais ça n’a fait qu’empirer et détériorer le peu de fierté qu’il te restait. Sombrant doucement dans le déni et l’oubli.

Ce n’est que lorsque tu l’as rencontré que tout a basculé, une bouffée d’oxygène dans ce monde d’indigènes. Tu as soudainement eu la sensation d’exister, connexion inévitable et incontestable. Avec lui, t’avais pas peur de te dévoiler ou de te confier, c’était simplement de la sincérité. Une authenticité qu’on ne peut qu’envier et qu’on peine à trouver, celle qu’on cherche à conserver et à protéger. C’était eux contre le monde entier. Ivy et Lase, comme les deux doigts de la main, au moins ça personne ne pouvait l’enlever.



Aujourd’hui, rien n’avait changé hormis les années qui s’étaient écoulées. Tu rentrais d’une longue journée, lessivée, à force de voler, dénicher des objets en secrets, de défier les lois et braver les interdits. Un jour tu te verrais punie, mais cela avait peu d’importance à tes yeux si cela pouvait faire des heureux. Après tout, tu avais décidé de faire cela désormais, d’aider les défavorisés en attendant de pouvoir enseigner. Tu faisais comme tu pouvais, à donner sans attendre en retour, comme toujours. Et si certains peuvent penser que tu n'as pas retenu la leçon, on dira que c’est simplement une divergence d’opinion. Tu avais toujours eu besoin d’offrir ce que tu n’avais jamais pu obtenir. Offrant le peu de ton cœur restant aux plus méritants. La froideur apparente n’était qu’un masque que tu te plaisais à porter pour te préserver des mal intentionnés, bien que tu ne te laisses pas réellement approcher.
Marchant d’un pas lourd, les minutes semblaient s’allonger, se transformer en heures, ébranler ta perception du temps et altérer ta vision. Incapable de te souvenir, la fatigue se faisait ressentir. Tu rêvais de pouvoir t’allonger, d’embrasser la solitude que tu avais commencé à affectionner. En totale incompréhension avec ceux qui avaient besoin d’attention, toi, tu n’y voyais que des complications. Habituellement, tu prenais plaisir à marcher pour rentrer, retrouver ton appartement délabré, te perdre dans tes pensées et te sentir libérée. Actuellement, le moral n’y était pas, comme s’il se faisait la malle, inlassablement. Les souvenirs refaisaient surface, comme un poison, maladie dont tu ne serais jamais entièrement guérie. Les contenir nécessitait une force que la fatigue ne faisait qu’abolir. Ils revenaient, toujours plus violement, toujours plus insistants. Souffrance continue que tu ne pouvais que taire en attendant. Une prochaine fois, toujours aux abois de leur proie.
Tu laissas échapper un soupir de soulagement, voyant apparaitre le bâtiment dans lequel se trouvait ton logement. Pressant le pas pour te faufiler sous les draps.
La nuit était déjà bien entamée lorsque tu passas la porte d’entrée, ne prenant même pas la peine te déshabiller, peinant à rester éveillée. Cela pourrait bien attendre le lendemain.
Cri perçant lorsque ton bras toucha quelque chose d’inopportun, déchirant le silence environnant. Quelques secondes furent nécessaires à la connexion de tes neurones, la transmission de l’information.
« Merde Lase, qu’est-ce que tu fous ici ?! T’as de la chance que mes réflexes soient compromis ou j’aurais pu t’assommer avec la batte de baseball planquée sous le lit » Certes, tu n'en avais pas, mais s’il continuait sur sa lancée, un jour tu y resterais. Rythme cardiaque affolé, peinant à se stabiliser.
« J’veux pas te vexer, mais t’as une tête affreuse, tu prends plus tes vitamines ? » avais-tu articulé pour le faire parler, vaine tentative d’humour pour lui faire cracher la raison de son apparition.



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MessageSujetRe: soulmates aren’t rare. north stars though, they are. (ivy)      #☾.      posté le Sam 12 Jan - 20:57
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“By chance you’ll meet someone who encompass the way home. Someone who is home.” & Sommeil factice d'un épuisement plus mental que physique, un soupçon magique. Toujours à repousser les limites, volatile aux capacités toujours trop limitées à son goût, à manipuler l'invisible pour faire fondre la gravité. C'est ce qui l'épuise réellement, enfonce sa joue dans l'oreiller sans qu'il ne s'en aperçoive vraiment. Nuits les moins agitées quand c'est les facultés qui sont trop exploitées, à sombrer dans le néant d'un sommeil sans rêve. Bercé par le silence faussement rassurant du quartier, à peine frémissant des bruits imprévisibles qui tonnent et résonnent à certains endroits de la péninsule, il ne l'entend pas rentrer. L'esprit en coton, bien besoin de dormir après cette nuit les yeux grands ouverts, à fixer le plafond, troublé par la respiration de l'humain. Plus habitué à avoir du monde dans son lit, depuis des années, hormis par ces soirées où les corps s'effondrent suite à des heures trop animées. Un certain temps qu'il n'a invité personne à s'allonger à ses côtés, en y réfléchissant, et moins encore sans rien tenter. Habitudes chamboulées, sûrement qu'il n'aurait pas été foutu de fermer l'oeil sans une présence près de lui, jusqu'à l'aube. Pas après avoir compté les inspirations de Caleb pendant des heures que ça a duré, à ne pas être foutu de se laisser aller dans les bras de Morphée. A s'dire qu'il devait pioncer, sans oser lui jeter un regard pour le confirmer. Il ne le saura sans doute jamais, à prétendre un manque d'intérêt pour le sujet, sans doute. Ne pas révéler que non, lui n'a pas réussi à se laisser engloutir par ses songes. Et il a besoin de quelqu'un. Besoin d'elle. Et sans même qu'elle ne lui apparaisse, c'est tout son appartement qui lui offre un substitut de sa présence. Suffisant à ce qu'il se détende, enfin, au moins pour cette vingtaine de minutes passée au-dessus des couvertures. Tout l'air d'un gosse, à se calmer à l'idée qu'elle le rejoindrait. A se sentir en sécurité, là où rien ne diffère réellement de son logement au sien. Dans la tête, tout ça, cette sensation d'être chez lui là où elle vit. Métronome d'un coeur trop affolé réglé à la mesure de ses pas, inconscient qui se rassure de sa présence qui s'installe, paresseux trop occupé à anesthésier ses sens pour ouvrir les yeux.
Jusqu'au cri.

Là, il sursaute, se redresse, billes écarquillées et palpitant qui déraille. « Hein, quoi, putain merde. » Mots qui s'empressent quand son visage se tourne, que les yeux se plissent pour la distinguer, sa silhouette taillée à contre jour à ses côtés, lueur de la lune traversant la fenêtre à quelques mètres. « J'fais rien de mal, c'est toi qui est brusque là. » Marmonnements d'une voix empâtée par la fatigue, l'art du retournement de situation made by Hyde. « Tu m'as foutu les jetons, pas la peine de m'engueuler. » Comme si elle l'engueulait vraiment, d'ailleurs, mais c'est le plaisir de grogner qui prend le pas sur le reste. « Ta batte de baseball sert à rien, j'suis déjà neutralisé par une crise cardiaque tiens, rends toi compte... » Tâtonnement qui s'empare de sa main et la plaque sur son torse, pour qu'elle constate par elle-même les dégâts. « T'es prête à avoir mon décès sur la conscience, Sorensen. » Et c'est la mauvaise humeur du réveil qui se dissipe au profit du sourire qui perce dans la pénombre. Ivy est là. Information qui naît de sa paume qui couvre toujours le dos de sa main, entremêle les doigts pour l'empêcher de partir. Nerfs qui balaient la sensation le long de ses muscles et détendent la nuque crispée. Jusqu'à ce qu'elle ne fasse une remarque sur sa tronche. Et là, le sourcil se fronce, la main s'abaisse sans pourtant la lâcher. Faut dire qu'à la lueur pâle qui irradie depuis l'extérieur, il doit paraître encore plus livide que ce qu'il n'est vraiment. « Tu vas finir par me vexer, j'vais regretter d'être venu. » Et il est facilement susceptible, le Hyde à l'égo conséquent. Alors, il ne peut s'empêcher de rebondir, se rallongeant en prenant appui sur son coude, tête soutenue par la paume et air arrogant collé aux traits. « C'est la nouvelle tendance dans l'coin, le look pâle comme la mort, tout droit inspiré du teint blafard de l'hiver. J'suis juste à la mode, darling, tu devrais essayer. » Langue de vipère, c'est tout le venin qui lui reste à l'égard des sorciers en général, celui qui se répand sans pourtant faire grand mal. Et il la détaille, pupilles qui s'acclimatent au manque de lumière, ambiance qu'il aime et qui l'apaise. « J'ai fait une rencontre inattendue, hier soir. »

Suspense qui se maintient, tant pour attiser sa curiosité que par difficulté à commencer. Y'a trop de choses à en dire. Surtout qu'il ne lui en a parlé que de manière éparse, du garçon. A ruminer sa hargne après l'humain, à le songer responsable du bannissement, de son dessein à Rockaway. Ce qu'il lui a dit, à Ivy. Que si le père est celui qui l'a dénoncé sans merci, c'est Caleb, l'humain à leur service, qui aurait craché le morceau. Et des années après, quand une de ces nuits d'errance, un peu bourré, il a fini chez elle à nouveau, il le lui a dit. Que Caleb était un sale con, car depuis lui, il n'était plus foutu de tomber amoureux de quiconque. Informations dispersées sur les années, la première à qui il est parvenu à se livrer. Et si elle connaît tout de sa vie, Ivy, depuis tout ce temps, c'est là les seules zones d'ombre qui ont persisté. A trop entretenir le déni, tâcher d'oublier qu'ils n'ont ne serait-ce qu'existé. « Tu te souviens de Caleb. » Question rhétorique. Caleb. Le prénom presque interdit à prononcer, depuis dix années. Et il ne décroche pas ses prunelles des siennes, pas un instant.  « Il était dans le quartier. Une descente de l'automne, j'lui suis tombé dessus. Littéralement. Puis, on a un peu parlé. » Il en perd le fil de son souffle, à finir par se rallonger de tout son long. « C'est pas lui qui m'a balancé à mon père. J'me suis planté, en fait. » En fait, ouais, vachement trompé, même. Et il soupire, à ne parvenir à exprimer que des bribes de ce qu'il ressent, en réalité. « J'crois qu'il est temps que j'y retourne. » A la night. Pas besoin d'expliciter. Pas besoin de beaucoup de mots entre eux, jamais. Et le silence qui retombe. Y'a qu'une raison pour laquelle il y retournerait, et elle la connaît. Inutile de préciser qu'il rumine, qu'il a passé la nuit à cogiter. Patricide inabouti, fantasmé depuis des années, qui revient brutaliser ses pensées.
 
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MessageSujetRe: soulmates aren’t rare. north stars though, they are. (ivy)      #☾.      posté le Lun 14 Jan - 19:13
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T’avais pas eu vraiment peur, en réalité, comme s’il pouvait s’agit d’un voleur… Y’avait rien à dérober ici, rien qui ne présentait un intérêt. Au fond tu savais très bien que c’était lui, le seul assez fou pour venir te rejoindre en pleine nuit. C’était une formalité, rien qu’une simple banalité dans votre amitié qualifiée d’un peu perchée. C’était une habitude qu’il avait depuis de nombreuses années, parce que vous n’aviez jamais été gênés et y’avait même jamais eu de place pour l’ambiguïté. Qu’on vienne vous dire que l’amitié fille-garçon est impensable, vous en étiez une preuve irréfutable. Deux âmes égarées qui s’étaient trouvées. Une parenthèse dorée, loin de toutes vos insécurités et dans laquelle vous vous sentiez hors de danger, comme protégés.
« Lase, peut-être que ton petit jeu marche avec les autres, mais pas avec moi, arrête un peu de te victimiser. » tu le connaissais par cœur, lui et ses conneries. Tu pouvais même deviner ses phrases avant même qu’il n’en commence la prononciation, c’était comme une connexion qui échappait à la raison. Il pouvait toujours essayer de mentir, mais toi tu savais démêler le vrai du faux dans ses dires. C’est pourquoi tu levais les yeux au ciel lorsqu’il tentait de te convaincre, de t’embobiner pensant prêcher la vérité. Un jeu d’acteur digne des plus doués, peut-être même qu’il y croyait. « T’inquiète pas va, t’es en bonne santé, ton cœur bat aussi vite qu’au repos » avais-tu dit sur un ton faussement moqueur. Tu ressentais un certain soulagement lorsqu’il était présent, comme si tu retrouvais le bout manquant. Malgré son caractère particulier, tu ne te voyais plus au singulier. Parce qu’il n’y avait pas forcément besoin de mots entre vous, pas besoin de fausses promesses qui blessent, tu avais juste besoin de savoir qu’il était là pour toi, et vice versa.

Un sourire se dessina sur tes lèvres, incontrôlé et spontané. Y avait trop de sincérité dans les traits.  « Bientôt tu seras transparent… mais je tâcherai d’y penser le jour où je n’aurais plus à m’occuper d’un enfant » pique que tu lui lances sans réellement vouloir l’atteindre, témoignant plus de la relation de fraternité que d’une quelconque méchanceté. « Ah oui ? Et qui ? » ton qui se veut méfiant, presque tranchant dans l’attente. Il avait toujours eu ce don de rendre chaque histoire barbante palpitante, rien que par sa manière de l’exprimer. La réponse se faisait désirer.
T’avais rien dit, t’avais juste écouté mais tu ne savais pas trop quoi penser. Tu te souvenais très bien de Caleb et tout ce qu’il t’avait raconté à son sujet, un soir après quelques verres de trop. Tu te souvenais aussi que t’avais dû le ramasser alors qu’il était dévasté, que t’avais eu mal à en crever de le voir pleurer. T’avais jamais supporté de le voir souffrir, t’aimais bien trop son sourire. Tu préférais mille fois que ce soit toi. A vrai dire, t’avais pas envie de tout briser, tu voulais pas le démoraliser mais tu pouvais pas lui cacher. Les paroles se tordaient alors que t’essayais de les prononcer, comme si tu te retenais, témoignant de ta difficulté. Tu espérais qu’il comprendrait, tu espérais qu’il devinerait. « Oui je me souviens… Mais Lase… c’est tellement facile tu sais, de s’excuser pour les 10 dernières années… » t’osais pas en dire plus, parce que tu savais que le sujet n’était pas aisé. Ce n’était pas qu’un ami pour lui, c’était le seul qu’il n’ait jamais aimé, le seul qu’il n’ait jamais pu oublier. Comment tu pouvais rivaliser ?  
« Je serai toujours là pour toi et tu le sais, mais est-ce que tu y crois à tout ça ? Qu’est-ce qu’il t’a dit exactement pour te retourner l'esprit ? » Toi aussi on t’avait menti, toi aussi on t’avait trahi, et tu ne voulais pas le revivre à travers lui. T’avais la gorge qui se nouait alors que tu le regardais, comme si tu l’implorais. J'crois qu'il est temps que j'y retourne. Et ils sont là, les mots que tu craignais, ceux que t’avais toujours redouté. Ils t’achèvent presque, te clouent sur place alors que tu la sens, cette détresse qui monte en toi. Celle que tu ne peux pas refouler, celle que tu ne peux pas ignorer. Celle qui te détruit et t’anéanti. T’essaye de le raisonner, mais le cœur n’est plus là, tu sais déjà que t’y arriveras pas, tu le connais bien trop pour ça. Tu refusais que tes erreurs deviennent les siennes, tu refusais qu’il ressente cette peine. « Pour quoi faire ? » Question stupide. Tu connaissais déjà la réponse et tu ne voulais pas l’entendre, alors t’espérais simplement, pour une fois, te tromper.

Tu n’avais jamais rencontré Caleb et pourtant tu le détestais, tu le haïssais de pouvoir t’enlever la seule personne qui comptait à tes yeux, celle pour qui t’aurais tout donné. C’était surement de lui, toutes ces idées, et la simple pensée de pouvoir le perdre était intolérable, t’avais bien trop mal. « T'en as parlé à Caleb ? Il en a pensé quoi ? » C’était plus simple de se décharger, c’était plus beaucoup simple que d’affronter. Tu pensais que son nom aurait plus de poids, qu’il l’écouterait plus que toi. « Lase, c’est une mauvaise idée » Ce n’était pas vraiment une phrase, plus un semblant de soupir qui s’évade de tes lèvres. Une conclusion, une traduction de ton appréhension.  Tu savais qu’il avait déjà décidé de tout ça, qu’il ne te laissait pas vraiment le choix. « Tu ne veux pas te laisser un peu de temps pour réfléchir ? » Y avait plus d’espoir dans tes mots, y avait même plus de volonté, tu devais juste accepter. Tu savais ce qu’il avait en tête, que le désir de vengeance s’y était logé et qu’il annihilait toutes les pensées raisonnées. Il était trop borné pour le remarquer, mais tu savais qu’il le regretterait. « Crois-moi Lase, c’est pas une solution. Ça ne règle rien, tu seras simplement encore plus fautif à leurs yeux. Ça fait plus mal que ça ne soulage, même si tu es convaincu du contraire. »  Tu sais que c’est la haine qui parle en lui, que dans ses prunelles c’est la rage qui luit. Intérieurement, t’espère juste qu’il te croit, t'espère juste qu'il t'entendra.  
   



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