abysmal thoughts (lazar et milan)

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MessageSujetabysmal thoughts (lazar et milan)      #☾.      posté le Jeu 17 Jan - 1:51
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Milan Stark
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pseudo : mal de nuit, alan.
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timelapse : dix-sept ans, l'adolescence. chercher du sens, ne plus en trouver. aimer plus fort, brûler plus fort. bien trop jeune pour tout ça. il paraît que la douleur va passer. faut attendre, mais pas de patience.
heart rate : célibataire, le coeur en faillite. rêver d’amour à s’en donner la nausée. où peut bien se cacher la passion ? n’est-ce qu’un mythe ? ici, les baisers n’ont aucun goût, les caresses l’agressent. ça fait mal de ne penser qu'à elle.
purpose : astoria, la seconde année. roi de l'astoria court, son royaume personnel, règne de la terreur. le seul endroit sur lequel il garde le contrôle. élite. perdre la tête entre deux livres de potions. barbant.
magic scale : niveau deux. maîtrise du feu. mais des erreurs impardonnables. canaliser, cacher le pouvoir. tout ceci est bien trop effrayant. heureusement, il sait se battre. mains nues et armes blanches. l'impitoyable soldat. ravages.
powerplay : la créature du feu, enfermée dans son corps. elle ne sort que pour tuer, pour incendier. incontrôlable. intimement liée à son inconscient, bien trop déboussolé. prier pour ne qu’elle ne s'évade plus jamais. quel naïf.
liability : fils du regretté abel stark. petit frère de roman stark, suprême de l’autumn court. c’est avec ce dernier qu’il vit à greenwich village. l’élégance et la royauté. arrogant, prétentieux, écrase d’un seul regard. et pourtant, l’âme en peine. blesser avant d’être blessé. se bat principalement avec sa propre hache. roi de l'astoria court, et darwin de l'odyssée.
loyalty : autumn court à jamais. le coeur en proie aux flammes. stark tu es, dans les flammes tu jubileras. prince de greenwich village.
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brutalité.
l'enfer est sur terre. les corps se désarticulent au rythme d'une frénésie que rien ne semble pouvoir arrêter. les peaux luisent, brillent comme des saphirs au milieu d'un brasier cruellement destructeur. elles se déchirent les unes contre les autres. les dermes rougeâtres se frottent, se frottent à s'en déchiqueter, à s'en faire saigner. et pourtant, le silence. seulement ces quelques rugissements tremblants, ces murmures qui ne savent faire danser que les plus féroces d'entre eux. chorégraphie hystérique orchestrée par une macabre colère. cette même colère, cette fichue haine qui coule et transpire de leurs yeux déformés par l'envie d'anéantir. les anges du chaos s'en sont fait le serment : tous les coups sont permis. la gueule amochée et le coeur probablement déjà consumé, milan stark fait valser le corps de son partenaire en lui agrippant la taille. il fait virevolter son amant, le temps de quelques secondes, avant de s'en débarrasser et de le jeter au sol. mais le soldat n'en a pas fini avec lui, pas encore. il bondit sur le semblant de corps qu'il reste à sa proie, s'assied sur elle et bloque ses deux pattes avec les siennes. l'animal se débat comme il le peut, espérant pouvoir échapper à la funeste fatalité qu'on lui a dédié mais il est trop tard pour lui et croiser le regard ténébreux de son bourreau ne peut plus le faire douter du contraire. le fils de l'automne gueule férocement avant d'exploser son front contre le nez de sa victime. un cri à en faire pâlir la bestiole la plus rugissante de la faune sauvage. le sang du miséricordieux se mêle désormais à celui de milan et recouvre son visage des plans de l'enfer. un second grognement et le visage s'éclate à nouveau contre ce nez. bruit de fissure, jet d'hémoglobine et un corps qui sommeille subitement dans l'inertie, il peut désormais se lever mais c'est sans compter sur le bras d'un énième assaillant qui vient s'accrocher à sa gorge. milan est traîné au sol par cet ennemi dont il ne connaît ni le visage, ni le nom. il prend la décision de le découvrir et goûter la fade saveur de sa chair en enfonçant ses dents dans le morceau de peau qui n'attendait que sa bouche. il mord sauvagement, s'accroche à sa survie, mord encore plus fort, ses dents du haut rencontrent presque celles du bas. le bras pisse de sang, la langue de milan en est infectée. un autre garçon accourt sur le stark, démuni et fortement injurié. coup de pied dans les côtes. milan en hurle. c'en est trop, il doit se barrer. ses crocs cisaillent le morceau de peau qu'ils avaient capturé. le premier ennemi lâche la gorge de milan qui tente de rouler sur le côté avant d'être percuté par un second coup de pied de la part du deuxième mec, au visage cette fois-ci. le grand blond git sur le sol, le nez probablement pété à son tour, il voit flou, il voit plus rien. un bourdonnement agressif dans l'oreille droite, puis la gauche, puis les deux. sa respiration, ça fait mal. souffrir, comme une bête qui supplie la mort de l'envelopper de sa grâce. c'est fini. ses yeux distinguent faiblement, lentement, les deux garçons qui s'approchent de lui pour le finir, pour effacer toute trace de dignité qu'il gardait encore en lui. un bouillonnement, brûlant. au fond de lui, entre deux de ses tripes. une lueur pleine d'espoir, un sauveur. ça s'agrandit. c'est elle. elle arrive. les deux garçons s'approchent d'avantage. la créature veut sortir. non. pas maintenant. pas devant eux. milan doit faire quelque chose. la respiration se développe à nouveau, le bourdonnement se mute, les yeux voient clairs. revenu d'entre les morts. milan esquive un troisième coup de pied en faisant une roulade arrière. il rebondit sur ses jambes, se dresse debout et pulvérise l'un des garçons en sautant, jambe tendue, en direction de son ventre. l'homme tombe au sol. milan enchaîne les coups de pieds dans sa figure. acharnement. le deuxième ennemi accourt sur lui, milan n'a qu'à tendre le bras pour lui planter son index dans l'oeil. au sol aussi.

applaudissements. lumières. milan titube sur les tapis, évitant les corps inanimés de ses coéquipiers, de ses ennemis le temps d'un combat. il ne parvient pas à différencier les visages des élèves venus assister au spectacle. tout va vite. trop vite. il ne voit à nouveau plus grand chose. n'entend plus grand chose. son ventre. douleurs. partout en fait. il souffre le martyr. n'a qu'une seule envie, se casser d'ici. son ventre, de la torture. il a pourtant réussi à stopper la venue de la créature. mais, son ventre. le professeur apparaît à ses côtés, empoigne son poignet et le porte en haut pour le clamer vainqueur du combat. milan n'entend plus, ne voit plus. son ventre. ça monte. il peut pas le stopper. son ventre putain. le gamin se plie en deux en tombant au sol et dégueule ce qui semble être une marrée de sang. libération, la douleur disparaît. ça fait du bien. il respire enfin. ses sens revenus, il s'écroule au sol, juste à côté de la flaque. ses yeux sont rivés vers son vomis. quelque chose l'intrigue. quelque chose trône au milieu de la tâche rouge. qu'est-ce que c'est putain ? au milieu de cette bouillie de sang, un morceau de chair traînassant.

une douche purificatrice et des soins accordés par l'infirmière d'astoria. milan déambule fièrement dans les couloirs de l'université, présentant vaniteusement son nez voilé par un pansement blanc. satisfait du combat, réjoui de l'avoir remporté une énième fois. le garçon n'en gardera que quelques hématomes qui décoreront, le temps d'une journée, sa peau laiteuse. il est en publique, pas le temps de penser à ce qui s'est passé dans la salle d'entraînement. c'est un sujet qui lui pèse sur la conscience. y réfléchir maintenant le pousserait à se montrer dans un état de faiblesse. et il en est strictement hors de question, certainement pas devant tous ses larbins. la créature ? quelle créature ? il n'a subitement jamais entendu parler d'une créature ! tout ce qui compte pour lui maintenant, c'est de profiter de son titre de roi. masquer ses faiblesses en les camouflant derrière un masque de superficialité extrême. plus milan se sent mal, plus il joue la comédie. le regard prétentieux et la démarche bien trop assurée, le garçon se promène dans son royaume dans un but bien précis : retrouver lazar haefeli. un mec étrange de l'aube, de deux ans son ainé. lazar est le genre de garçon qui s'occupe en apprenant à parler à l'envers et en comptant le nombre de lattes sur les planchers des salles de cours. il pense probablement que ça peut l'aider à savoir s'il vit dans une simulation ou non. bref, lazar est donc typiquement le genre de mec qui exaspère milan. dans d'autres circonstances, il trouverait son existence dénuée d'intérêt mais il s'avère que le sorcier a bel et bien besoin de son aide pour résoudre et remporter l'odyssée. il ne l'avouera jamais de vive voix, mais lazar est un garçon intelligent. plus intelligent que lui. milan a beau fouiller, trifouiller et retrifouiller dans tous les bouquins et grimoires d'astoria, il ne voit pas comment résoudre l'énigme de l'odysée. les livres, c'est ce qui fait vibrer, chanter le coeur d'haefeli. stark peut donc s'estimer heureux, c'est dans son équipe qu'il est tombé. les scyllas. son ombre menaçante s'oriente vers la bibliothèque. à cette heure de la journée, lazar ne peut être que là bas. en pénétrant la pièce, milan tente de se rappeler de la dernière fois où il y a mis les pieds. il en vient rapidement à la conclusion qu'il n'y a jamais eu de dernière fois. il épie du regard les tables devant lui, s'avance, recule, monte un étage, puis un autre pour finalement redescendre. le voilà perdu. le voilà soûlé. il tape du pieds, souffle fortement. il dérange, on le regarde, il aime ça. ses yeux croisent ceux d'une gamine au drôle de minois. t'as pas vu un mec qui s'appelle lazar ? un blond, pas très beau, un peu bizarre ? demande le garçon d'une voix portante et d'un ton fortement désintéressé. milan est alors agressé par une dizaine d'étudiants qui dressent tous leurs index devant leurs bouches pour réclamer le silence. hé, du calme les connards, j'ai juste posé une question ! gueule-t-il en écarquillant les yeux, outré par l'accueil que lui réservent ses camarades. un type, vraisemblablement louche, pointe du doigt une table où est assis un garçon, de dos. un pull hideux et des cheveux blonds et secs, ça ne peut-être que lazar. le garçon du feu grimace légèrement en se faufilant entre les sacs à dos qui jonchent sur son passage. c'est quoi cette odeur ? c'est donc ça que sentent les pauvres ? il arrive enfin à destination, dans le dos du chef de son équipe. des étudiants occupent la table voisine. stark les fixe brutalement, lève sa main et claque des doigts en mouvant sa tête dans le but de leur faire comprendre qu'il faut déguerpir. rien ne se passe. il sembleraient qu'ils n'aient pas compris le message. milan tape du pieds en claquant des doigts à nouveau. bougez !! souffle-t-il sèchement. les gamins s'enfuient en quelques secondes seulement. le soldat peut en faire face à l'intellectuel. il sait pertinemment qu'il doit faire un effort avec ce dernier, qu'il doit lui prouver qu'il sait, qu'il peut être un garçon sympathique. faut l'avouer, milan a plus besoin de lazar que l'inverse. lui tourner le dos serait une terrible erreur et une issue directe vers la défaite. sourire niais dessiné sur ses lèvres encore légèrement fissurées. il se met à murmurer. salut sergent baudelaire il lui adresse un clin d'oeil en prenant place sur la chaise en face de lui. baudelaire parce que.. un échange de regard et il réalise qu'ils ne sont sûrement pas encore assez proches pour plaisanter ensemble. enfin, tu sais quoi.. rire nerveux. milan se remue sur sa chaise, son épaisse doudoune fait du bruit lorsqu'il bouge. il ne cesse de remuer sa jambe. ses jambes. son malaise déborde de son corps. il poursuit. tu fais quoi de beau lazar ? la gêne s'intensifie. rire nerveux. encore. comment peut-il sympathiser avec lazar haefeli ? deux opposés, pile ou face, le ying et le yang. lazar est embarrassant. milan est embarrassé. et c'est normal. et puis les autres élèves doivent se poser des questions. pourquoi trainerait-il avec un freak pareil ? bon. stop. il est temps d'arrêter la comédie. milan secoue légèrement son visage. sourire effacé, assurance retrouvée. bon ok. je me fous de ce que tu fais en réalité. il n'y a que l'odyssée qui m'intéresse. chuchote milan, de manière ferme et sérieuse. t'as trouvé quoi ?

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MessageSujetRe: abysmal thoughts (lazar et milan)      #☾.      posté le Dim 20 Jan - 13:55
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Lazar Haefeli
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timelapse : (19 ans) l’innocence fanée de ses premiers roses épaulés avec amertume, le gamin affiche avec mégalomanie des obsessions surréalistes pour son âge, sa jeunesse une peine qu’il assume en s’usant la chair aux déraisons de ses rêves les plus fous.
heart rate : (célibataire) le cœur tourné vers d’autres rives, l’écume écrase sa trachée sans qu’il ne puisse se résoudre à la rouille des amours blessées.
purpose : (étudiant en archéologie sorcière) personnage parfois plus littéraire qu’il n’en est réel, le blond fait partie de ces immolées ayant arraché l’essence de leur être pour l’enfermer dans un livre. érudit à l’avide soif de savoir, il se meurt sous ses obsessions, usant le suc de toutes heures dans l’espoir d’un jour tout savoir.
magic scale : (niveau 2) avide créature convoitant les limites du cosmos, il n’est de frontière que le Haefeli ne souhaite traverser. il n’est de limite qu’il ne veut briser afin de s’élever au dessus de ses rêves les plus fous. rongé par ces obsessions sur lesquelles il ne met de mots, le gamin use chaque éclat de son potentiel pour en policer le tranchant.
powerplay : (contrôle de la perception de souffrance) malédiction ayant fait de sa carne le foyer d’une absence, le gamin danse sur un fil à lorgner les étendues de l’abysse du mal. de ses doigts fantomatiques, il s’invite chez l’autre, animant ses nerfs pour que son corps s’abandonne à sa souffrance imaginaire ou bien oublie le foyer de ces maux que rien ne semble autrement pouvoir éteindre.
loyalty : Loyauté rouillée d’un être incapable de se conjuguer autrement qu’à la première personne, il ne peut pourtant s’arracher ces enseignements lui ayant été bourré sous la caboche par ses parents. Même s’il passe toujours en premier, son coven il l’a tatoué sur la face cachée de son cœur, promesse inavouable d’une foi dont il ne peut se défaire.Enfant des obsessions labourant sa chair, il n’a d’yeux que pour ces courses folles arrivant à ranimer le palpitant entre ses côtes. Timonier rêvant d’une épopée n’ayant de fin, en redoutant l’inéluctable il vogue sa galère au gré de leur Odyssée. Et s’il n’a ni dieu ni maître, au cœur aucune foi, aucune loi, sa dévotion est à jamais tournée vers l’éphémère mégalomaniaque de leurs recherches.
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    — Power lurking beneath your pelt, forgotten languages in your eyes. You open your mouth, try to swallow the sun. The muzzle forbids it, demands silence. Fierce, still, you prowl the earth, seek retribution.

Le quotidien était une souffrance que Lazar s’inoculait avec une martiale diligence. De ses nuits sans sommeil, étendues défaites de clarté, il conservait la fatigue dans les prunelles, cette langueur dans le regard à laquelle il ne pouvait s’arracher. Son quotidien était lancinant, instant de non-vie entrecoupé par l’absolu de ses quêtes sans destination. L’échine usée au contact de ses sièges trop étroits, il étalait son génie à même des parchemins sans destinataires. De ses notes absconses imbibées de diagrammes confus, il arrachait la sève de ces connaissances qu’il ne pouvait laisser passer. Recopiant les formules avec révérence, il gardait le silence soigneusement coincé entre ses lippes, craignant que du chaos de ses songes lui échappe l’horreur de l’abysse en son crâne. Installé dans un coin de la classe, aucun compagnon capable de tenir le rythme de ses voyages au cœur de ses pensées, le professeur ne daignait le déranger qu’une fois la classe figée dans la clameur de son inconcevable ignorance. Les doigts enroulés autour de sa plume, grattant le papier avec ferveur, il levait à peine les yeux sur son aîné, rien qu’un sourire froid à offrir pour soutenir celui qui dispensait son savoir avec absolue magnanimité. Le Haefeli possédait la réponse. À croire qu’il possédait toutes les réponses. Cependant, parfois, il souffrait les étendues du vide en son propre buste, le royaume des ombres dans lequel il refusait de se baigner. Ce lieu d’ineffable ignorance qu’il cherchait à rompre entre ses doigts, se noyant dans tous les grimoires à sa portée, buvant la sève de ces ouvrages qui feraient de lui un homme comme nul autre. “Monsieur Haefeli?” Mordant la pulpe de son pouce avec rage, rêvant d’en arracher le derme pour dévoiler au monde l’insoutenable tangibilité de son être, le gamin se noyait dans le silence. Dans cette absence de réponse lui écrasant la trachée alors que ses camarades festoyaient à même la chair de ses faiblesses. Sous son crâne, le sorcier pouvait sentir les rouages de son esprit broyer les informations qu’il possédait déjà. Créer des ponts entre des fragments de savoir afin d’obtenir de nouvelles informations. Se rompant sous le poids de ce travail monumental, il déglutit piteusement alors que sous ses crocs se rompait sa propre chair. Suçant l’ichor à même la blessure, le garçon phagocytait son propre être, prêt à vendre jusqu’à son âme afin d’obtenir réponse à ses questions. “Je ne sais pas.” La sentence était amer. Le jugement irrévocable. Lazar sentait croître en lui une honte qu’il n’avait jamais ressentie, conscient de toujours être l’individu le plus intelligent de la pièce. De toutes les pièces en lesquelles il s’était trouvé. Il le savait, le sentait au fond de ses entrailles, Opale aurait connu la réponse. L’impudente prête à ripailler à même sa trachée le sacre de cet échec. “C’est une bonne chose, cela signifie que j’ai encore des choses à vous apprendre.” Les yeux posés sur son carnet de notes, le blond vit le carmin se répandre sur l’immaculé de ses mots. Une marée pourpre menaçant d’effacer les monts de ses connaissances. Mutique, le sorcier peinait à essuyer sa fierté en éclat, apathique face à l’indifférence dont ses camarades l’affublèrent une seconde après qu’il soit tombé de son piédestal.
Lazar, vous êtes un des plus brillants élèves que j’ai eu le plaisir de croiser dans ma carrière. Toutefois, vous ne pouvez avoir la réponse à toutes les questions.” Le jeune homme n’avait pas daigné posé ses prunelles glacées sur son mentor, se contentant d’assembler ses affaires prêt à se défaire de ce linceul lui enlaçant la trachée. Cette honte informe qu’il portait à même l’échine comme une couronne d’épines. Sans rien ajouter, le professeur se contenta de poser un morceau de papier sous les yeux de son élève, disparaissant sans plus d’encouragements émaciés. Naturellement, Lazar s’était frayé un chemin jusqu’à la bibliothèque, la bête avide en son poitrail grondant à l’orage cette rage qu’il éprouvait. Cette honte qu’il ne pouvait porter et qui pourtant l’accablait. Bientôt un livre entre les doigts, l’épaisse couverture de l’ouvrage laissa son empreinte à même la chair du brun, ce dernier prêt à enfoncer ses déchirures à même l’objet pour enfin se sentir entier.
Peut-être était-ce à cause de la honte, peut-être juste la lassitude qui lui labourait la chair. Néanmoins, il avait laissé le commun des mortels s’inviter en son univers, leurs prunelles écarquillées quand leur aîné avait admis leur existence. Le Haefeli les avait acceptés à la table des rois, cette table qu’il ne partageait avec personne. Le blond ne savait lui-même pas très bien pourquoi. Tromper sa solitude? Se fondre dans l’infini de ce silence partagé entre leurs lippes fendues? Les yeux posés sur le grimoire, ses notes installées religieusement à portée pour qu’il puisse en affiner l’étoffe, il sentait ces autres. Près, trop près de lui. La mâchoire crispée, il tendit un morceau de papier vers la fille à sa droite lorsqu’elle ne put s’empêcher de murmurer une question à laquelle aucun de ses camarades n’avait de réponse. Lazar les sentait sous sa carne, en son être. Il sentait les limites de sa personne s’effacer alors qu’autour de lui ces autres grouillaient, vivaient. Il avait honte. Honte de ses échecs. Honte d’éprouver autre chose que le vide. Autre chose que ce mal qu’il s’inoculait. Conscient de ne pouvoir décemment s’aider de ces drogues adoucissant le mal qu’il avait à exister, il se répandit sans même s’en rendre compte. Ça avait commencé par un léger inconfort. Un besoin de se mouvoir qu’elle ne pouvait réprimer incapable de trouver le foyer de la douleur. Il la sentait sous ses doigts, sentait ses nerfs s’éveiller alors qu’il s’oubliait en elle avec déférence. Puis, elle ne pouvait l’ignorer. Lui non plus. La gorge nouée, le poitrail comprimé par la froideur de son don, il se sentait devenir éclat alors que la brune gigotait avec de plus en plus de frénésie. Les lippes retroussées, ses yeux aveugles posés sur son grimoire, le blond ne ressentit aucune chaleur à l’entendre se lever et quitter les lieux. Quitter son emprise et doucement retrouver la douceur d’une existence hors de portée du Haefeli.
Il avait la gorge nouée, le cœur fou de tant d’exhortation. Le souffle court, il cherchait à ravaler la marée en silence, la vision trouble. Perdu dans le marc de ses pensées, il remarqua à peine les individus autour de lui quitter les lieux pris par l’urgence. Remarqua à peine le garçon s’installer à sa droite avec une impudence demandant à être remise en question. Ravalant le fiel, ravalant l’amertume, Lazar relisait la même ligne pour la troisième fois quand il perçut le murmure du blond à sa portée. Rien que du silence entre les lippes, l’Haefeli se refusa à poser ses prunelles sur celui venu le déranger. Au lieu de quoi, attrapant son carnet de notes, il reprit son travail, ignorant même l’étrangeté des propos tenus par son cadet. Le nom heurta pourtant sa psychée, le garçon posant ses prunelles trop pâles sur celui qui ne s’avérait être que Milan. Roi sans couronne d’une congrégation sans nation. L’information est erronée, à l’image des intentions du garçon lui faisant face. Néanmoins, rien de plus qu’une placidité glacée lui recouvrant le faciès, il reposa ses prunelles sur son travail avant de répondre du sarcasme dégoulinant de ses mots : “Je ne savais pas qu’un être de ton étoffe s’intéressait à la littérature. Encore moins à un poète français.” Reposant ses prunelles glacées sur son opposé, un sourire satisfait lui délia les lèvres alors qu’il voyait Milan perdre de sa superbe. Il aurait été aisé de s’infiltrer sous son derme, lui donner une raison de se balancer sur sa chaise avec malaise. Néanmoins, le voir sensible à sa présence plus qu’à son don satisfaisait l’animal qu’il était. Le Stark était de ces individus complétant le silence par tout ce qui se trouvait à sa portée. S’accrochant aux fragments du vide pour arracher au néant les mots qu’il leur fallait pour se sentir exister. Lazar n’était pas étonné. N’avait jamais douté des futilités croissant sous le crâne de celui qui pensait posséder un royaume quand il ne souffrait que de posséder une seule vie. Le Haefeli en avait vécu des centaines, rédigé tant d’autres. Déjà immortel, il faisait face à une montagne qu’il avait déjà déplacée. Pourtant, il en voulait toujours plus. Haussant les sourcils face au caractère abrupt des mots de Milan, il déposa sa plume avant de soigneusement sélectionner ses mots. “L’odyssée? Si tu cherches des livres sur la Grèce antique, je te saurais gré de gâcher le temps de la bibliothécaire, non le mien.” Son assurance était factice, son calme recouvert d’une indifférence séant ses traits encore juvéniles. Pourtant, sous la surface, le jeune homme réfléchissait. Songeait à l’individu ayant fait un faux pas assez titanesque pour qu’un homme de la carrure de Milan puisse comprendre leurs manigances. Pour qu’il puisse approcher les Scyllas avec une impunité rendant Lazar nauséeux à cause de cette rage lui consumant le poitrail. “Je te savais limité, mais on dirait que le sous-entendu était trop subtil pour toi. Vas ennuyer un de tes larbins au lieu de me faire perdre mon temps.” Le blond avait besoin de comprendre, besoin de déterrer le mystère entourant ce faux pas. Il se refusait pourtant à admettre le Stark dans les rangs de son univers. Admettre nécessiter sa présence et son aide pour délier les méandres de ce qu’il considérait comme un échec de son équipe.

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MessageSujetRe: abysmal thoughts (lazar et milan)      #☾.      posté le Ven 25 Jan - 5:08
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powerplay : la créature du feu, enfermée dans son corps. elle ne sort que pour tuer, pour incendier. incontrôlable. intimement liée à son inconscient, bien trop déboussolé. prier pour ne qu’elle ne s'évade plus jamais. quel naïf.
liability : fils du regretté abel stark. petit frère de roman stark, suprême de l’autumn court. c’est avec ce dernier qu’il vit à greenwich village. l’élégance et la royauté. arrogant, prétentieux, écrase d’un seul regard. et pourtant, l’âme en peine. blesser avant d’être blessé. se bat principalement avec sa propre hache. roi de l'astoria court, et darwin de l'odyssée.
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au fond de la cheminée, les flamboyantes danseuses font marmonner le bois, quelques légers craquements qui peinent à se faire entendre. sur chacune des tables en chêne, sont dispersés de robustes grimoires, tous plus gros les uns que les autres. les doigts les plus avides de connaissances viennent feuilleter, fouiller entre les pages virevoltantes des manuscrits. sur des morceaux de parchemins, les plumes aiguisées des stylos viennent baver le fruit de réflexions quelquefois hasardeuses. ce sont les trois seuls sons qui composent la douce mélodie du silence qui règne fièrement dans la pièce. ici, les règles sont simples et concises, il est interdit de parler à voix haute. les élèves les plus téméraires qui ont voulu se confronter au règlement se souviendront toutes leurs vies du jour où leurs voix se sont éteintes. une dizaine de jour sans pouvoir murmurer le moindre soupçon de mot. milan stark ne veut pas le rompre, ce fichu silence. il ne peut pas le faire. conscient que son arrivée était dégorgée de toute forme de discrétion, il sait qu'il n'a désormais plus le droit de se faire remarquer. mais bon sang, il est tellement difficile de se retenir. il tente encore, retenant sa respiration du mieux qu'il le peut mais ça ne peut pas durer éternellement, il le sent, ça va sortir. il camoufle sa bouche du revers de sa main, essayant sans succès de penser à autre chose, mais il se retrouve condamné lorsque son regard croise à nouveau le siens. c'est trop. et il est beaucoup trop tard. ne plus rien pouvoir retenir. exploser. ses lèvres s'écartent alors en un large et tendre sourire, prémisse d'un cataclysme sonore. il suffit d'une simple, d'une vulgaire paire d'oreille pour entendre le gloussement insidieux qui s'échappe alors de sa bouche. un ricanement évadé, lâché de sa cage dans un seul but : résonner au creux de chacune des oreilles qu'il peut croiser en chemin. en l'espace de quelques secondes, en une infime poignée de secondes, milan stark rompt le silence austère qui pesait solennellement dans la bibliothèque d'astoria. un calme percé, poignardé par la stridence d'un rire qui s'est abattu sur chacun des étudiants occupants la pièce. brutal. en réponse à cette violation des codes de la salle des savoirs, une pluie outrageuse de contestations vient furieusement s'abattre sur les épaules du fils de l'automne. condamné par de nombreux regards, noyé d'injures de la part de tous ses camarades. mais ce dernier ne peut gère s'en soucier, pas maintenant. milan s'en contrefout aisément, bien trop amusé, diverti par les dires de l'étrange personnage qui lui fait face. le visage déformé par l'hilarité, il vient appuyer son ventre à l'aide de l'une de ses main. la seconde se heurte brutalement contre la table, un coup de poing massif dans le bois taillé, ce besoin oppressant de laisser son corps s'exprimer, de toujours trop en faire.  le coin de ses yeux vient se border de larmes. sur le moment, il en est persuadé, c'est une évidence, haefeli se paie sa tête en s'exprimant comme il le fait. sa bouche est bien trop jeune pour prodiguer de telles mots. personne n'a le droit de parler de manière aussi ringarde, pas à cet âge là. c'est un jeu de rôle établi dans le simple but d'amuser, d'impressionner le stark. les pitreries de lazar haefeli surprennent grandement le soldat qui est encore bien loin d'imaginer qu'aucune tentative d'humour se dissimule entre les lippes de son équipier. l'adolescent, branché et moderne, n'a nullement l'habitude de fréquenter des gamins de ce genre. le fossé entre les deux collègues se creuse encore et le fond s'approche dangereusement. faut dire que milan ne connaissait le lazar que de nom, de réputation. l'érudit, celui qui bouffe des bouquins à n'en plus finir, à s'en rassasier l'estomac et à en avoir l'haleine infectée par l'odeur poignante des pages froissées d'un vieux grimoire. haefeli, ce garçon qui transpire de froideur, d'étrangeté. milan n'a jamais été traversé par le besoin de l'emmerder, encore moins par l'envie de discuter avec lui. il est de ces gens qui ne suscitent pas son intérêt, qui n'émoustillent, en aucun cas, sa curiosité. un visage parmi tant d'autres, un fantôme parmi la masse fourmillante d'élèves de l'université. toutefois, le savant fou pourrait étonnamment gagner quelques points en sa faveur s'il continuait à faire rire son roi. bien joué mec, je m'y attendais vraiment pas à celle-là articule difficilement milan en s'efforçant à reprendre son souffle, et son calme par la même occasion. mais son sourire s'évapore aussi vite qu'il est apparu lorsque lazar s'éprend du même vocabulaire pour lui demander sèchement de déguerpir. choc. surprise. le cerveau à la ramasse, il comprend rapidement la véritable nature de la créature qui lui fait face. aucune intention d'être drôle, aucun rôle joué. il s'agit de son véritable dialecte. la douche est froide pour milan, lui qui s'exprime de manière bien trop spontanée et bien trop décontractée. ses yeux se sont dessinés en deux billes, deux ronds droits dressés par la stupéfaction et l'étonnement. il remet subitement en doute sa non-croyance aux autres formes de vies sur terre. affalé nonchalamment sur sa chaise, il se redresse subitement et fait part de ses pensées de la même manière. non mais attends, tu parles vraiment comme ça ? sa tête se secoue sans même qu'il ne le remarque, probablement un mécanisme pour se réveiller d'un rêve si délirant qu'il en devient effrayant. t'es encore plus cliché que ce que je pensais en fait.. il aimerait rire à nouveau, se moquer béatement de lazar, cogner son visage et se casser mais l'humeur n'est plus à la rigolade. c'est avec ce mec sorti tout droit d'un long roman dont la lecture est imposée par les professeur qu'il doit faire équipe pour remporter la quête de l'odysée. qu'il le veuille ou non, il est coincé à ses côtés. il ne lui reste plus qu'à prier pour que la maladie de lazar ne soit pas contagieuse. cette aventure dont il fait part depuis si peu de temps compte pour lui. pas autant que son nombre de likes sous sa dernière photo de profil mais tout de même. gagner ce jeu lui permettrait de prouver à sa mère, à lui-même que tout comme son père et son frère, il est capable à son tour d'accomplir de grandes choses. bien plus qu'une envie de jouer, un besoin de victoire. milan inspire profondément, s'agrippant à l'espoir que ça peut lui permettre de se ressaisir. il plante son regard dans celui de lazar et lui adresse le fond de sa pensée, de manière calme et réfléchie. toi et moi, on ne sera jamais amis. tu le sais, je le sais. pas besoin de prétendre le contraire. mais ça m'emmerderait vraiment si ça venait à nous faire perdre. j'suis peut-être pas un gars intelligent comme toi, je connais peut-être pas le quart de ce que tu sais mais je sais me battre comme personne ici. je peux nous défendre et m'assurer que l'on reste tous en vie, en tout cas, je donnerais la mienne pour protéger les scyllas et ça, ça tu peux pas le faire, toi. alors laisse moi une putain de chance de te prouver que j'ai ma place dans ton camp. un air assuré scotché au visage, milan se sent pousser des ailes de politicien avec ce discours. puis il se souvient qu'un pansement recouvre l'arête de son nez. ça ne doit pas l'aider à rester crédible. il le découd de son visage, le roule en boule entre ses deux doigts et le jette au sol. plus aucune trace sur son nez, la médecine magique fait véritablement des miracles. une fille de quatrième année lui fait remarquer qu'il devrait ramasser ce qu'il vient de balancer à terre, que la bibliothèque n'est pas un dépotoir. ils sont toujours comme ça ici ? glisse milan à lazar, presque avec complicité. le grand blond se lève majestueusement et emprunte une voix anormalement grave. est-ce que messire m'accorderait le privilège.. que dis-je ? l'honneur, de s'adonner en ma compagnie à une mémorable beuverie ? plie ses genoux, baisse sa tête en guise de révérence. il se redresse et sourit, amusé par son imitation bancale. il capture la mallette de lazar afin d'y enfermer les affaires qui trainassent sur la table. comme ça on parlera de tout ça au calme, parce qu'ici.. ses yeux de lèvent au ciel pour poursuivre sa phrase. le sac de lazar en main, il marche en direction de la sortie en s'assurant que le petit blond le suive. devant la porte, il pivote adroitement sur ses talons et claque des doigts. le feu de la cheminé s'éteint alors. léger sourire, il espère que tous ses camarades sentiront le froid hivernal les attaquer. hasta la vista les connards ! gueule milan en quittant fermement la bibliothèque. en direction du bar le plus branché, le plus bruyant du campus. le plus populaire. il y a celui réservé pour l'astoria court mais hors de question d'y emmener un individu comme lazar. milan ne peut pas abuser de son capitale de gentillesse trop longtemps. les deux coéquipiers arrivent plus rapidement que prévu dans le bistrot. il est tôt mais cela n'empêche pas les étudiants d'être éméchés et de parler fort pour se faire entendre malgré le volume élevé de la musique. assis au comptoir, milan réclame deux bières au serveur.


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MessageSujetRe: abysmal thoughts (lazar et milan)      #☾.      posté le Mar 29 Jan - 18:07
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Lazar Haefeli
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timelapse : (19 ans) l’innocence fanée de ses premiers roses épaulés avec amertume, le gamin affiche avec mégalomanie des obsessions surréalistes pour son âge, sa jeunesse une peine qu’il assume en s’usant la chair aux déraisons de ses rêves les plus fous.
heart rate : (célibataire) le cœur tourné vers d’autres rives, l’écume écrase sa trachée sans qu’il ne puisse se résoudre à la rouille des amours blessées.
purpose : (étudiant en archéologie sorcière) personnage parfois plus littéraire qu’il n’en est réel, le blond fait partie de ces immolées ayant arraché l’essence de leur être pour l’enfermer dans un livre. érudit à l’avide soif de savoir, il se meurt sous ses obsessions, usant le suc de toutes heures dans l’espoir d’un jour tout savoir.
magic scale : (niveau 2) avide créature convoitant les limites du cosmos, il n’est de frontière que le Haefeli ne souhaite traverser. il n’est de limite qu’il ne veut briser afin de s’élever au dessus de ses rêves les plus fous. rongé par ces obsessions sur lesquelles il ne met de mots, le gamin use chaque éclat de son potentiel pour en policer le tranchant.
powerplay : (contrôle de la perception de souffrance) malédiction ayant fait de sa carne le foyer d’une absence, le gamin danse sur un fil à lorgner les étendues de l’abysse du mal. de ses doigts fantomatiques, il s’invite chez l’autre, animant ses nerfs pour que son corps s’abandonne à sa souffrance imaginaire ou bien oublie le foyer de ces maux que rien ne semble autrement pouvoir éteindre.
loyalty : Loyauté rouillée d’un être incapable de se conjuguer autrement qu’à la première personne, il ne peut pourtant s’arracher ces enseignements lui ayant été bourré sous la caboche par ses parents. Même s’il passe toujours en premier, son coven il l’a tatoué sur la face cachée de son cœur, promesse inavouable d’une foi dont il ne peut se défaire.Enfant des obsessions labourant sa chair, il n’a d’yeux que pour ces courses folles arrivant à ranimer le palpitant entre ses côtes. Timonier rêvant d’une épopée n’ayant de fin, en redoutant l’inéluctable il vogue sa galère au gré de leur Odyssée. Et s’il n’a ni dieu ni maître, au cœur aucune foi, aucune loi, sa dévotion est à jamais tournée vers l’éphémère mégalomaniaque de leurs recherches.
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    — Power lurking beneath your pelt, forgotten languages in your eyes. You open your mouth, try to swallow the sun. The muzzle forbids it, demands silence. Fierce, still, you prowl the earth, seek retribution.

La présence de Milan était irritante de toutes les pires manières. De son incapacité à être immobile, à sa bouche qui ne cessait de s’ouvrir pour troubler un peu plus violemment la quiétude des lieux. Le roi autoproclamé faisait partie de ces gens incapables de dompter les flammes animant leur être. Ces individus qui, forcés sous la poigne de leur propre essence, se mouvaient au gré de ces pulsions les traversant jusqu’à n’en devenir que les esclaves aveugles de leurs désirs. Malgré lui, Lazar méprisait l’ingénuité de sa personne. Cette authenticité dans les éclats de sa faïence. Lui qui s’était perdu dans les livres, contemplant plus de lignes qu’il n’en avait contemplé d’humains, il ne savait plus ce que c’était d’exister hors d’une histoire étalée sur du papier. L’Odyssée était son issue de secours, son unique porte de sortie. Un instant seulement être plus qu’un conte enfermé entre une première et quatrième de couverture et pouvoir enfin vivre une épopée à la première personne. Hélas, le Haefeli avait été arraché à son histoire, gamin imbibé d’encre incapable de se défaire des rémanences de sa vie entre les lignes. Le rire du Stark était aussi exubérant que sa personne, son poitrail se soulevant avec grandiloquence alors qu’il s’esclaffait sans la moindre retenue. Roulant des yeux, le blond cherchait à repousser l’impudent pris d’une folie sans nom en s’aventurant en son empire quand il n’était rien de plus qu’un indésirable entre les rayons de grimoires dont il n’avait jamais frôlé l’écorce. Pourtant, Milan semblait incapable de comprendre la situation, ou bien d’admettre sa défaite. Exubérant prince de pacotille, celui-ci était doté d’une ingénuité maladive, les propos s’échappant de sa bouche ne faisant qu’empirer son cas. Dans un mouvement brusque, irrité, Lazar referma l’ouvrage sur lequel il travaillait avant de répondre avec une hargne douloureusement contenue : “Et tu es encore plus pauvre d’esprit que je n’aurais osé l’imaginer.” Le sourire étirant les lippes du blond était trop mince, étiré. Toute chaleur avait quitté ses traits alors qu’il offrait le simulacre d’une réaction à son opposé, singeant son exubérance quand pourtant son regard était vide, inexpressif. “Maintenant, si tu veux bien retourner être l’inculte sauvage qui parle exclusivement avec ses poings que l’ensemble des étudiants ici te savent être, j’envisagerais peut-être de faire un ou deux de tes devoirs. Sois heureux, l’offre est clémente.” Du haut de son mépris, le Haefeli commençait à perdre patience. Ses pensées se frottaient aux engrenages de sa logique alors qu’il cherchait à faire sens de cette entrevue. Sens de l’hubris d’un être de l’étoffe de Milan pour oser convoiter le solaire sans un instant craindre d’être avalé par les flots comme Icare avant lui. Stupidité maladive ou péché orgueil. Lazar n’en avait que faire.
À son plus grand regret, le Stark n’en avait pas fini avec lui. Essuyant les bonnes intentions de son cadet, il observait ce dernier avec une froideur maladive. Celle-ci même qui semblait si aisément dégouliner de ses prunelles quand il se faisait indifférence. Fort de sa bravade, le fils de l’automne bombait le torse, se gorgeant d’une gloire n’étant encore sienne sous aucune forme. Ce dernier ne succédait qu’à irriter un peu plus l’enfant de l’aube, celui-ci méprisant avec plus de hargne la vanité humaine. Tout comme il crachait sur ces idiots s’intronisant roi d’empires peuplés par leur déraison. Milan un de leur plus fier représentant, dévoilant l’étendue de sa gloire rouillée aussi vide et insipide que ce qui semblait se trouver sous son crâne. “Je dois te féliciter pour... Pour quoi en fait? Avoir aligné plus de deux phrases? Ou le fait que tu...” Forcé de contempler son interlocuteur déjà attiré par d’autres troubles, Lazar passa une main lassée sur son faciès alors qu’il songeait à ces heures de sommeil lui manquant terriblement. Nul doute qu’après cette entrevue il serait bien incapable de se concentrer sur quoi que ce soit. À croire que l’univers lui jouait un tour à lui avoir refourgué un idiot pareil pour l’une des aventures les plus importantes de sa vie. Si prompt à ignorer le Haefeli, de ses prunelles courroucées à ses mots acerbes, Milan se révéla encore une fois être incapable de se comporter avec la moindre décence, sa pirouette ne faisant que fatiguer le blond un peu plus. Sans prendre la peine de répondre à l’impudence du Stark, Lazar se contenta de se redresser pour enfiler sa veste alors que le nouveau membre des Scyllas continuait de laisser dans son sillage le chaos de son immaturité. Le silence pour toute réponse à l’arrogance de celui-ci, il l’observait sans pudeur, détaillant ses traits et son maintien alors qu’ils formaient une paire improbable. Figure fantomatique suivant l’éclat d’un gamin n’ayant de gloire que celle qu’il pensait posséder, il traçait à l’envers de ses paupières la marche à suivre pour se défaire d’un boulet pareil.
Lazar n’avait rien à faire en cet endroit. Les prunelles vitreuses des indolents déjà sous les effets de l’ambre qu’ils consumaient avec arrogance témoignaient de cette imposture que le gamin épaulait sans grâce. Plus habitué aux allées poussiéreuses d’une bibliothèque fermée aux petites heures du jour, le Haefeli n’avait été traîné qu’à une soirée par son colocataire un an auparavant. Déjà à l’époque les naufragés présents avaient refusé à l’érudit le sacre de leur chute. Enfermé dans les toilettes pour le reste de la soirée, il s’était volatilisé sans que personne ne souffre son absence. Une fois les prunelles ayant glissé sur sa silhouette, celles-ci s’arrêtaient sur le Stark, l’étonnement et l’émerveillement traduisant sans mal l’étroitesse de leurs esprits si aisément manipulés par les feux rutilants d’une étincelle. Ravalant son fiel, l’avide de ces jalousies qu’il peinait à admettre, le sorcier se contenta d’avaler la moitié de sa bière en une gorgée avant de la reposer sur le comptoir. Les traits tirés, usés par la langueur, Lazar contemplait la déchéance d’un lieu fait pour ces rassemblements d’absurdités alors qu’il ouvrait la bouche. “Je ne confirme aucun de tes propos, mais si ton histoire devait tenir debout, comment aurais-tu découvert l’Odyssée?” Jetant un regard en biais à son voisin, il n’en revenait pas qu’un individu de sa carrure, plus prolixe avec ses poings qu’avec sa logique, puisse obtenir une quelconque information sur leur congrégation. “T’es pas l’unique personne dans cette université à savoir cogner au lieu de raisonner.” Exhalant lourdement, le blond ne riait pas aux éclats, se contentant de laisser ses lippes s’étirer sournoisement alors qu’il jugeait l’autre comme un morceau de viande. “Qu’est-ce qui te fait croire que toi et ton zèle de clébard mal éduqué avez quelque chose à apporter aux Scyllas?” Portant à nouveau sa bière à ses lèvres, il n’avait pas fini son verre qu’il arquait déjà un geste ample pour signaler au barman de lui en servir une nouvelle. Il lui faudrait plus qu’un léger enivrement pour assumer la suite de cette conversation. Ce n’était pas la place du Haefeli, il le savait. Tout comme il savait que Baudelaire verrait d’un mauvais œil la diligence avec laquelle il décida de se charger de Milan. Cependant, si l’idiot était assez égaré que pour croire qu’il était le chef des Scyllas, ce dernier méritait l’ampleur de son mépris. “Je te laisse payer les consommations, je crois que si je dois t’écouter je mérite bien de quoi m’anesthésier les sens lors de cette épreuve.” Les doigts écrasant la condensation formée sur son verre, il espérait que Cordelia n’avait pas été assez idiote que pour porter vent de leur histoire à sa sombre moitié. Le Haefeli redoutait de s’être mépris sur la brune, mais à cet instant il ne savait que croire quand le garçon à côté de lui gesticulait fébrilement sans arriver à attirer son attention.

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MessageSujetRe: abysmal thoughts (lazar et milan)      #☾.      posté le Jeu 7 Fév - 5:18
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Milan Stark
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timelapse : dix-sept ans, l'adolescence. chercher du sens, ne plus en trouver. aimer plus fort, brûler plus fort. bien trop jeune pour tout ça. il paraît que la douleur va passer. faut attendre, mais pas de patience.
heart rate : célibataire, le coeur en faillite. rêver d’amour à s’en donner la nausée. où peut bien se cacher la passion ? n’est-ce qu’un mythe ? ici, les baisers n’ont aucun goût, les caresses l’agressent. ça fait mal de ne penser qu'à elle.
purpose : astoria, la seconde année. roi de l'astoria court, son royaume personnel, règne de la terreur. le seul endroit sur lequel il garde le contrôle. élite. perdre la tête entre deux livres de potions. barbant.
magic scale : niveau deux. maîtrise du feu. mais des erreurs impardonnables. canaliser, cacher le pouvoir. tout ceci est bien trop effrayant. heureusement, il sait se battre. mains nues et armes blanches. l'impitoyable soldat. ravages.
powerplay : la créature du feu, enfermée dans son corps. elle ne sort que pour tuer, pour incendier. incontrôlable. intimement liée à son inconscient, bien trop déboussolé. prier pour ne qu’elle ne s'évade plus jamais. quel naïf.
liability : fils du regretté abel stark. petit frère de roman stark, suprême de l’autumn court. c’est avec ce dernier qu’il vit à greenwich village. l’élégance et la royauté. arrogant, prétentieux, écrase d’un seul regard. et pourtant, l’âme en peine. blesser avant d’être blessé. se bat principalement avec sa propre hache. roi de l'astoria court, et darwin de l'odyssée.
loyalty : autumn court à jamais. le coeur en proie aux flammes. stark tu es, dans les flammes tu jubileras. prince de greenwich village.
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AUTUMN COURT
AUTUMN COURT

silence taught us
how to scream
 
* . ˚      .
*        ✧  ·     *
      * .     ·   
       *    .   


ses mirettes sont chargées d'examiner, un à un, les étudiants qui passent devant le comptoir qu'il occupe. certains visages sont démunis d'identités, il lui est impossible de les nommer. d'autres se dévoilent pour la première fois devant le regard médusé de leur roi. c'est lorsqu'il tombe sur le faciès bidonnant de l'une de ces gamines qu'il réalise qu'il peut s'estimer heureux de ne pas avoir eu à croiser ces pauvres gens auparavant. milan était persuadé que ce bar était branché, et quelle grossière erreur. un misérable éventail d'enfants se présente à lui, des accros à la musique populaire et tous travestis par de vulgaires tissus, probablement trouvés dans des magasins de seconde main. sa présence est remarquée par tout le monde, les regards fuyards de ces camarades l'en informent. les messes basses à son encontre se propagent sournoisement. les murmures se heurtent à ses deux oreilles, un brouillard insidieux de médisances qui lui sont balancées. il est incapable d'en extirper quoi que ce soit pour autant alors il décide sagement d'agir comme si de rien n'était. ses poings se serrent à nouveau, s'accrochant à l'espoir que ça puisse lui permettre de refouler la colère qui envahit ses pensées. une grande inspiration et très vite, les chuchotements ne parviennent plus à l'atteindre. le visage se mue désormais en une autre expression, l'inquiétude s'effaçant alors sous l'assurance qu'il sait si bien présenter. fin sourire échoué sur le bout de ses lèvres, le regard endurci et un air royal dessiné sur sa belle gueule. cela ne fait aucun doute, milan stark est bel et bien le roi de l'astoria. triomphant dans sa splendeur naturelle et son imposante présence. sa prestance, retenue et maîtrisée, ne peut qu'en témoigner : il contrôle et dirige chacun des individus qui peuple cet endroit insalubre. il ne peut qu'en être sûr, enfin.. jusqu'au moment où son regard vient se cogner à celui de son collègue de comptoir. il en tressaillirait presque, ayant oublié sa présence pendant quelques secondes. un maigre instant qu'il regrette déjà. le grand blond éprouve toujours de la difficulté à admettre qu'il est en sa compagnie. et c'est à cette sinistre pensée qu'il porte son verre de bière à sa bouche. d'une traite, les gorgées s'enfilent dans sa gorge. convaincu que s'abreuver de cet elixir lui permettra de digérer la vaine existence de la créature qui s'oppose à lui. les gargouilles peuvent donc prendre vie, les contes pour enfants que lui racontait sa nourrice ne relataient que la sinistre vérité. ses monstres aux palpitants dévorés par la pierre, qui hantaient les rues de la capitale française à la recherche d'émotions et de sensations. elles n'agissaient que dans un seul but : défaire la roche qui s'agrippaient à leurs coeurs et ainsi se sentir vivants. à cette sordide pensée,  il lève brièvement sa main pour supplier le serveur de leur ramener deux autres verres. aidez moi pensait-il tout bas. les deux scyllas se confrontent enfin dans un duel de regards. lazar prend la parole et déferle son mépris à l'encontre de son supérieur. au départ, milan s'en délecte plaisamment. peu, pas habitué à ce qu'on lui manque aussi ouvertement de respect. c'est presque agréable de devoir prouver à nouveau qu'il est le meilleur, qu'il n'a pas son égal. faut l'avouer, c'est un fait officiel pour tous les autres élèves de l'université et faire face à lazar de cette manière émoustille ses sens, ça l'amuse salement. ce pourquoi le sourire qui se cachaient dans le coin de sa bouche vient désormais recouvrir l'entièreté de cette dernière. mais les mots du garçon de l'aube s'aiguisent beaucoup trop vite. c'est si rapide que milan ressent le besoin de stopper, de mettre brutalement terme au jeu qui venait à peine de s'installer entre eux. il ne peut se permettre de se faire comparer à une bête, encore moins à un clébard. non. lazar a désormais bien trop profité du semblant de liberté qu'il avait. le rictus toujours pendu aux lèvres, il vient vider sa bière dans son gosier avant de poser fermement le verre sur le bois du comptoir. il essuie ses lippes du revers de sa main et se tourne à nouveau vers le gamin insolent. son regard vient doucement se glisser sur la main de lazar, alors posée sur le bar. il y dépose la sienne dessus et du bout de ses longs doigts, il caresse tendrement la peau qui recouvre ses phalanges. tu as de belles mains. dit-il pour détruire le silence qui les entoure. il empoigne finalement sa main et l'approche de ses propres yeux, pour la scruter d'avantage. de longs doigts, une paume soyeuse.. murmure milan tout en épiant le moindre détail visible sur cette main, l'analysant comme un horloger fasciné par un mécanisme dont il cherche à percer le mystère. tu dis vrai, je ne suis pas le seul à savoir cogner par ici. ils nouent ses doigts autour des siens et les serrent doucement. mais je peux te promettre que je suis le seul qui n'hésiterait pas une seule seconde à l'idée d'arracher chacun de ces doigts de mes propres dents. milan rit bien trop légèrement en portant la main de lazar à sa bouche. sa langue libérée, il vient goulûment laper l'index de sa proie en feintant un grognement bestial. il relâche finalement sa main en riant doucement et fait un énième signe au serveur pour lui demander une troisième ration. sans lui prêter d'avantage d'attention, milan glisse une ultime menace à son compagnon. je te conseille de ne plus me parler comme ça, tu vas finir par m'exciter. il tourne sa tête vers le garçon et lui adresse un clin d'oeil. son sourire est large, bien trop amusé par ce qu'il se passe. il rit encore, de manière plus assumée cette fois-ci. et pour répondre à ta question, puisque tu sembles vouloir t'attarder sur ces détails, et bien j'ai découvert l'odyssée quand j'ai volé la lame à ce mec. un petit mec de première année. il zozote, ça m'insupporte le soldat de l'automne en tremble de dégoût tout levant ses yeux au ciel, désespéré. tu l'aurais vu.. milan se met subitement à pousser de la langue en adoptant une voix abusivement aiguë au z'cour ! z'te dirai tout sur l'odyzé, me tue pas, z'ten zupplie ses mains volent dans les airs, poussant la parodie encore plus loin. il éclate de rire en frappant violemment le dos de lazar, une frappe amicale, comme si une complicité était installée entre eux. il s'arrête subitement de s'esclaffer en réalisant ce qu'il vient de faire. trop proche. c'était gênant. il colle ses doigts autour de son verre en priant pour que cette journée se termine le plus rapidement possible.


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MessageSujetRe: abysmal thoughts (lazar et milan)      #☾.      posté le Mer 13 Fév - 21:05
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timelapse : (19 ans) l’innocence fanée de ses premiers roses épaulés avec amertume, le gamin affiche avec mégalomanie des obsessions surréalistes pour son âge, sa jeunesse une peine qu’il assume en s’usant la chair aux déraisons de ses rêves les plus fous.
heart rate : (célibataire) le cœur tourné vers d’autres rives, l’écume écrase sa trachée sans qu’il ne puisse se résoudre à la rouille des amours blessées.
purpose : (étudiant en archéologie sorcière) personnage parfois plus littéraire qu’il n’en est réel, le blond fait partie de ces immolées ayant arraché l’essence de leur être pour l’enfermer dans un livre. érudit à l’avide soif de savoir, il se meurt sous ses obsessions, usant le suc de toutes heures dans l’espoir d’un jour tout savoir.
magic scale : (niveau 2) avide créature convoitant les limites du cosmos, il n’est de frontière que le Haefeli ne souhaite traverser. il n’est de limite qu’il ne veut briser afin de s’élever au dessus de ses rêves les plus fous. rongé par ces obsessions sur lesquelles il ne met de mots, le gamin use chaque éclat de son potentiel pour en policer le tranchant.
powerplay : (contrôle de la perception de souffrance) malédiction ayant fait de sa carne le foyer d’une absence, le gamin danse sur un fil à lorgner les étendues de l’abysse du mal. de ses doigts fantomatiques, il s’invite chez l’autre, animant ses nerfs pour que son corps s’abandonne à sa souffrance imaginaire ou bien oublie le foyer de ces maux que rien ne semble autrement pouvoir éteindre.
loyalty : Loyauté rouillée d’un être incapable de se conjuguer autrement qu’à la première personne, il ne peut pourtant s’arracher ces enseignements lui ayant été bourré sous la caboche par ses parents. Même s’il passe toujours en premier, son coven il l’a tatoué sur la face cachée de son cœur, promesse inavouable d’une foi dont il ne peut se défaire.Enfant des obsessions labourant sa chair, il n’a d’yeux que pour ces courses folles arrivant à ranimer le palpitant entre ses côtes. Timonier rêvant d’une épopée n’ayant de fin, en redoutant l’inéluctable il vogue sa galère au gré de leur Odyssée. Et s’il n’a ni dieu ni maître, au cœur aucune foi, aucune loi, sa dévotion est à jamais tournée vers l’éphémère mégalomaniaque de leurs recherches.
Black Dimes : 612
DAWN COURT
DAWN COURT


    — Power lurking beneath your pelt, forgotten languages in your eyes. You open your mouth, try to swallow the sun. The muzzle forbids it, demands silence. Fierce, still, you prowl the earth, seek retribution.

Lazar était douloureusement conscient de ne pas appartenir à cet univers. Les iris rongés par l’éclat de ces apparences trompeuses, les corps se tordaient en un enchaînement de mouvements insensés. Faussaire au milieu d’oeuvre d’art de chair et de sang, il observait le spectacle avec un soin maladif. Le besoin de comprendre les rouages poussant ces inconscients à se presser les uns contre les autres, utiliser le marc de leur ingénuité pour s’enivrer sans autre but que de ne pas se sentir exister. Malgré lui, le Haefeli maudissait les indolents, doux maudits défaits d’une clairvoyance dont le gamin pensait être triste dépositaire. Malgré lui, malgré son impassibilité et son indifférence, Milan faisait partie de cette danse millénaire. Le dos droit, les yeux posés sur le spectacle, il était maître d’orchestre. Ne lui aurait suffi que l’élévation d’un index pour interrompre la danse et que les échines ploient sous le poids de ses prunelles. Roi de pacotille, le sorcier s’abreuvait de la sève dégoulinant de ses heures de gloire. Rongeant la moelle de sa grandeur tant qu’il lui restait de quoi se mettre sous la dent. Ces instants passés à gouverner les étendues de son orgueil avant que son nom ne soit remplacé par son successeur tout comme il avait remplacé son prédécesseur. Le blond abhorrait leur arrogance maladive et cette étroitesse d’esprit les empêchant de contempler l’oubli prêt à accueillir les fruits de leur règne. Dans toute la simplicité de son mépris, il maudissait leur manque d’acuité les empêchant de voir plus loin que leur propre nez. Pauvres moutons s’amusant de leur habit de loup sans jamais se douter que le prédateur était déjà dans la bergerie.
Peut-être que le Stark ne méritait pas son mépris. Peut-être aurait-il fallu que le fils de l’aube admette la justesse de leur quête, l’implacable logique des doigts invisibles du destin les ayant pressés dans le même camp. Pourtant, Lazar peinait à s’y résoudre, crachant son dédain avec impétuosité. Se noyant dans sa bière, l’ambre imbibant sa chair à chaque nouveau verre qu’il engloutissait avec une absence de retenue ne lui séant pas, il n’observait même pas son opposé. Son adversaire. Grossière erreur d’un érudit persuadé d’avoir gagné la partie avant d’avoir même avancé son premier pion. Sentant les doigts de son cadet s’attarder sur sa main, le Haefeli haussa un sourcil en la direction du rustre enfant de l’automne. Dans toute son arrogance, son manque de préparation, Milan était assez imprévisible que pour étonné son opposé. Le regard torve, peu concentré sur des jeux qui ne l’intéressaient pas, le blond se refusait à arracher sa main à la poigne de l’idiot de peur de signer une reddition à laquelle il se refusait. Abandonnant sa main au tempétueux, il ne cilla pas alors que celui-ci le menaçait sans la moindre finesse. Quelque chose dans les manières de son cadet amusait Lazar. Dans son manque de manières, ce dernier certainement trop habitué à ce que ses sujets ne s’évanouissent à son passage que pour comprendre la complexité des relations humaines. Détournant le regard, c’était sans étonnement que le blond vit de trop nombreuses prunelles posées sur lui. Sur Milan. Sur celui qui, par décret obscur, semblait avoir été béni par un quelconque démiurge. Les crocs fièrement affichés, c’était en silence qu’il laissa le plaisir à l’impudent de laper son doigt, goûtant à sa chair comme s’il s’était s’agit du fruit défendu. Sortant un mouchoir en tissu de sa poche, le Haefeli essuya son dextre avant de se tourner pleinement vers le Stark. Un sourire arrogant lui déchirant le faciès, il s’humecta les lèvres avant de répondre les mots teintés de défi : “Fais-moi taire, dans ce cas.” Les prunelles plantées dans celle du nouveau Scyllas, il ne pouvait s’empêcher de penser à Napalm et cette fougue qu’il retrouvait chez Milan. La symétrie de son visage, l’élégance de ses traits et l’aspect plaisant de sa tenue. Laissant ses prunelles épouser les courbes de la silhouette de son cadet, peut-être se serait-il abandonné à l’inventaire de ses charmes si l’Odyssée n’accaparait pas ses pensées.
D’un mouvement irrité, Lazar porta sa main à ses tempes, massant son crâne alors qu’il se retenait de vocaliser le fond de sa pensée. Tout d’abord, vis-à-vis de la stupidité de l’ancien Scyllas. Malheureusement, une recrue qui n’avait pas su tenir la distance. Une recrue qu’il était nécessaire de réduire au silence, peu importait la manière. Dans un soupir las, le gamin de l’aube attrapa son verre alors que Milan abattait sa main en son dos. Renversant une partie du contenue de son verre, il posa ses prunelles sur l’idiot du village alors que ce dernier se rétractait en son espace personnel. Après avoir bu le fond de son verre, laissant le cadavre de sa bière sur le comptoir, il parla, plus sombre que précédemment. “Et tu ne l’as pas tué?” Sondant les prunelles du Stark, c’était à grand regret qu’il contemplait les restes de cet acte manqué. “Regrettable.” Cracha-t-il entre ses dents alors qu’il portait une main à son sac, sortant son carnet de notes. Griffonnant quelques informations sur un bout de papier, il arracha la page avant de la tendre vers Milan, rétractant son bras alors que ce dernier cherchait à l’attraper. “Si j’étais toi, je me débarrasserais de la lame et j’oublierais tout de cette histoire. Retourne à ta vie tranquille et à ces gens qui t’offrent les miettes d’une admiration dont tu sembles cruellement manquer.” Ses lippes tendues, son faciès ne trahissait rien du duel de sa raison et de cette loyauté maladive l’handicapant alors qu’il abandonnait le papier au Stark. “Si, par contre, tu es assez insensé que pour vouloir une gloire véritable, Baudelaire te trouvera.” Les prunelles se consumant au feu de ces passions ineffables, le visage du blond semblait animé d’un éclat mystique. Le carnet de notes toujours coincé entre ses doigts, il l’abattit soudainement sur l’arrière du crâne de son cadet avant de s’approcher de ce dernier pour murmurer. “Un peu plus de discrétion serait le bienvenu. C’est pas parce que celui avant toi as pas été foutu de garder sa bouche close que tu dois te mettre à brayer.

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