Painkiller { Flashback ; Roman&Nolan }

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MessageSujetPainkiller { Flashback ; Roman&Nolan }      #☾.      posté le Ven 21 Déc - 16:43
you got two black eyes
Nolan Jayden
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timelapse : Trente-deux ans.
heart rate : Célibataire, sa peur de l'engagement et sa maladresse caractérisée ne l'aident pas à avoir une vie amoureuse stable.
purpose : Ex flic de l'Autumn Court ; après son bannissement, il a réussi - probablement par miracle - à se faire embaucher comme serveur à l’Itaque. Il y travaille bon gré mal gré, tirant ouvertement la tronche en cuisine mais réussissent à grimacer des sourires en salle - bien qu’il peine à dissimuler le dégoût que lui inspirent les autres Wicked.
magic scale : Niveau ras des pâquerettes, aka Niveau 1.
powerplay : Contrôle du feu.
loyalty : Il déteste les Wicked : pour lui, ce sont des traîtres, des êtres défectueux, des hors la loi. Ça lui retourne l'estomac d'en faire partie. Osera-t-il aller jusqu'à les trahir ? La question bat dans sa poitrine, empoisonnant peu à peu son coeur.
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YOU & YOU & YOU & YOU &

The shadow of the flame
Flame and shadow. One cannot exist without the other.

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Nolan Jayden
catch your breath

Banni de l'Autumn Court pour sa consommation excessive de drogues magiques ; celles-ci ont fracassé son sens des réalités et l'ont poussé à commettre l'irréparable // Prêt à trahir les wicked pour retrouver la chaleur de son coven.

Black Dimes : 1353
THE WICKED
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Painkiller

Roman & Nolan

I can be your painkiller
'Cause I'm the shoulder you cry on
The dose that you die on

{ NB : ce RP se déroule dans le passé, en 2217, alors que Nolan était encore membre de l'Autumn Court. } 

Lorsque vous allez mal, certains amis sont là pour vous tendre la main. Pour vous empêcher de sombrer. Pour vous ramener dans la lumière. Ils s’échinent à vous tirer vers le haut, ignorant vos récriminations, vos hurlements, essuyant vos joues baignées de larmes, forçant un sourire à creuser le sillon de vos larmes.

Et puis il y a les autres. Ceux qui plongent avec vous, attirés par l’obscurité que vous dégagez, tels des papillons de nuit virevoltant autour d’une flamme. Au lieu de vous aider à relever les épaules, ils s’écrasent avec vous. Ils précipitent même votre chute, plongeant les doigts dans votre douleur et empêchant vos plaies de se refermer correctement. A quoi bon se relever, lorsqu'on peut se laisser empoisonner par cette addiction au malheur ?

Nolan Jayden appartenait définitivement à la seconde catégorie.

Alors lorsque Roman Stark, Suprême de l’Autumn Court et connaissance de longue date, se renferma sur lui-même après la perte de son épouse, il apparut tout naturel à Nolan de l’inviter chez lui pour se changer les idées, d’une façon qui n’avait rien de particulièrement saine : en altérant la réalité à l’aide d’alcool, de drogues magiques, de tout ce qui pouvait donner au cerveau l’illusion que le passé pouvait rejoindre le présent.

Il n’y avait aucune perversité dans cette invitation. Certes, boire et consommer des substances illicites n’était pas l’idée du siècle, mais c’était la seule solution que Nolan avait trouvé pour aider Roman, et il voulait l’aider. Il voulait voir de la reconnaissance illuminer ses prunelles claires. Il voulait qu’il lui accorde un sourire bourru, qu’il pose sa main sur son épaule pour lui témoigner son affection et qu'il le remercie.

Il ne savait pas d’où lui venait cette obstination à plaire à son Suprême, mais elle était si profondément ancrée en lui qu’il ne cherchait même plus à s’en débarrasser ; seulement à l'assouvir.

Nolan avait pris soin de ranger un peu son appartement avant l'arrivée du sorcier. Le désir d’impressionner Roman l’avait poussé à faire attention aux détails ; il avait recouvert les canapés un peu trop élimés de draps propres et allumé une myriade de bougie pour réchauffer l'atmosphère. Afin de ne pas entendre les cliquetis des rouages qui caparaçonnaient les murs de l’immeuble, il avait lancé un disque au hasard, une musique un peu éthérée qui lui donnait l’impression d’en être à son quatrième verre (alors qu’il n’avait pas encore commencé à boire).

Il avait également sorti pour l’occasion sa plus belle bouteille de whisky et en avait rempli plusieurs shots avec la même nonchalance que s’il s’agissait de la grenadine de sa petite soeur. Dès que Roman passa le pas de la porte, il lui fourra l’un des petits verres entre les mains et l’invita à le suivre dans le salon. Les rideaux avaient été tirés, gages d’une intimité bienvenue - personne n’avait à savoir que le Suprême de l’Autumn Court se trouvait chez lui pour se bourrer la gueule passer une agréable soirée, si bien que l’ambiance lui semblait étrange, un peu tamisée avec les flammes des bougies qui éclaboussaient les murs d’ombres vacillantes.

 « Ahem. Eh bien. A ta santé. » marmonna Nolan en faisant tintinnabuler son shot contre celui de Roman, avant de le vider d’une traite. Une grimace lui monta immédiatement aux lèvres, qu’il réprima tant bien que mal.

Quelques shots plus tard, et il se retrouva à moitié allongé dans le canapé, la cravate dénouée pour ne pas mourir de chaud, à essayer de fixer Roman dans les yeux - ce qui n’était pas faciles quand ceux-ci étaient multipliés par le nombre de gramme d’alcool qui bouillonnait dans ses veines brûlantes.  « Tu sais, c’est bizarre la vie. Des fois tout va bien, et d’un coup tu réalises que c’est déjà fini. » marmonna-t-il, la bouche légèrement pâteuse. Puis réalisant qu'il disait des choses qui ressemblaient à s'y méprendre à des conneries, il proposa brusquement :  « T-tu veux peut-être essayer autre chose. J’ai… j’ai p’t’être ce qu’il te faut. » Et Nolan tendit la main vers la table basse du salon, glissant ses ongles dans un interstice caché, qui contenait sa réserve personnelle (le genre de choses qu'un flic n'était pas censé posséder, mais l'alcool altérait un peu son jugement). Là, il attrapa un petit sachet contenant des pilules grisâtres. Il en fit glisser une dans sa paume et tendit celle-ci vers Roman.  « Spleen. » dit-il simplement. Lui-même n'en était pas féru, mais c’était toujours bon d'en avoir en réserves. Surtout lorsqu'on avait un homme endeuillé sous son toit, et qu’on cherchait désespérément à le consoler.  « Si tu veux… »
(c) DΛNDELION

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MessageSujetRe: Painkiller { Flashback ; Roman&Nolan }      #☾.      posté le Lun 31 Déc - 11:31
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Roman Stark
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timelapse : Trente-trois années écoulées, jusqu'ici rapides et exaltées, désormais lentes et agonisantes. La vieillesse ne lui réussit pas, elle l'angoisse.
heart rate : Après avoir été marié pendant sept années, Roman se retrouve délaissé depuis trois ans. Sa femme est morte suite à une rébellion humaine, laissant le cœur en morceaux et l'esprit hanté.
purpose : Des années au SWAT de la police de New-York n'ont servi qu'à le préparer à sa fonction de Suprême du coven de l'Automne. Il ne respire que pour honorer les responsabilités qui lui incombent.
magic scale : Surplombant le haut de la pyramide, il est évident qu'un sorcier comme lui ne pouvait atteindre que le niveau maximal de magie, soit le glorieux niveau quatre, sésame réservé aux têtes couronnées.
powerplay : Le feu crépitant au bout des doigts, les flammes intérieures qui réchauffent son esprit. L'élément ardent n'a plus aucun secret pour lui. Communion telle qu'il est capable de se parer entièrement de feu, de revêtir une enveloppe enflammée que rien n'arrête.
loyalty : Sa loyauté va bien évidemment à son coven natal. Il est né dans l'Automne et y mourra, il n'est pas question qu'il en soit autrement.
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AUTUMN COURT
AUTUMN COURT

(a f f e c t i o n)


La proposition inopinée de Nolan l’avait quelque peu surpris. Roman et lui s’entendaient bien : il faisait partie de la police, connaissait bien Avery… Quelques points communs qui les avaient rapprochés, mais jusqu’ici, il n’avait jamais pris la peine d’apprendre à davantage le connaître. Il fallait dire que la plupart du temps, son étiquette de Suprême lui collait à la peau. Même s’il n’était pas le plus formel des têtes du gouvernement, l’éducation rigide des sorciers de l’Automne incitait à un respect irréprochable de la hiérarchie et pouvait instaurer une certaine distance entre les officiers et leurs supérieurs. Son père, et prédécesseur, avait défendu cette règle avec ferveur, quand bien même il s’avérait être le plus attentionné des hommes, sitôt qu’on faisait partie de son cercle restreint. Le fils préférait jouer la carte de la proximité et de l’écoute, c’est pourquoi il avait finalement accepté l’invitation avec une certaine curiosité. De toute manière, que ne ferait-il pas pour éviter de passer une nuit atroce dans son appartement ? La compagnie, quelle qu’elle soit, lui seyait mieux que la solitude qui le dévorait à chaque instant. Tout pour ne pas tourner dans sa cage jusqu’à l’aube. Tout pour ne pas crever entre quatre murs. Il s’était intérieurement promis d’essayer d’être le plus avenant possible, comme une étincelle de l’homme qu’il avait été, avant que la décennie de responsabilités ne le ronge peu à peu. Tâche qui lui parut presque simple, une fois que la porte s’ouvrait devant lui. Depuis combien de temps feignait-il la joie, le courage ? Voilà trop longtemps qu’il jouait les rocs invincibles, alors qu’à l’intérieur, la pierre s’érodait et s’effritait au rythme des déceptions. Un sourire en coin, une salutation amicale et c’était parti pour l’illusion d’une agréable soirée à tout oublier.

Les shots de whisky étaient le meilleur moyen d’oublier, surtout avec un cru comme celui que Nolan avait sorti pour l’occasion. Roman regrettait presque de se les avoir enfilés d’une traite, sans prendre le temps de le savourer. Mais il en avait besoin. L’ivresse dans lequel il se trouvait présentement trahissait combien il souffrait. Un sourire béat collé aux commissures de ses lèvres, le regard vague. Oscillant entre état de détente et angoisse d’avoir ainsi sombré. Un regard à sa droite, en direction de son acolyte d’un soir, suffisait à empêcher les regrets de naître. Il était dans le même état que lui. Ses pieds nus posés sur la table basse, baskets égarées quelque part, il étouffait de chaud. De temps à autres, il secouait son tee-shirt blanc, en quête d’air frais. L’atmosphère n’en demeurait pas moins dense, chargée d’abandon et de nostalgie. Quand Nolan le gratifia d’une remarque philosophique sur la vie, il lui frappa l’épaule d’un revers de main : « Oh, tais-toi. » Il n’avait pas envie de laisser son inconscient reprendre le contrôle. Il luttait pour capitonner son esprit sous des litres d’alcool, pour qu’il ne vienne pas gâcher cet instant. Mais il ne put empêcher le doute de s’immiscer, quand son voisin lui proposa d’essayer quelque chose. Les doigts se faufilèrent dans un interstice caché, gage de l’illégalité qu’il récupérait au creux de sa paume. Le Suprême fronça les sourcils et demeura interdit, quand une pilule grise se dévoila sous ses yeux. « Tu plaisantes ? » lâcha-t-il aussitôt. Se rendait-il compte de ce qu’il était en train de faire ? Proposer de la drogue au représentant ultime de la loi ? Sa première réaction aurait été de lui jeter sa pilule à la tronche et de lui donner un seul et unique avertissement, concernant son comportement. Mais au moment où il allait se rattacher à la raison, il sentit sa main trembler. Il leva les yeux vers Nolan. Point de jugement. Une invitation pernicieuse, silencieuse. Il ne voulait que son bien, essayait-il de se persuader. Ce n’était pas un piège. Le palpitant s’affola et sans qu’il ne puisse empêcher la folie de se commettre, il s’était redressé et la goutte de sang qui perlait de son index avait teinté la pilule d’une couleur pourpre.

Hoquet de surprise. Souffle coupé. De son canapé, il la voit qui déambule devant ses yeux. Le tee-shirt qu’elle lui a volé ne couvre pas ses longues jambes dessinées. Elle surprend le regard, lui lance un regard qui minaude. Cœur qui se gonfle d’amour, cœur au bord des lèvres. « Qui t’a donné la permission, soldat ? » Il n’est pas un soldat, la permission, il la prend. Son rire cristallin résonne dans le salon. Elle s’approche à pas de loup. Il ne veut plus jamais quitter ce canapé, surtout pour ce qui l’attend dehors. « Tu gèreras cette crise comme toutes les autres. Personne ne peut t’atteindre. » Elle se hisse sur ses genoux, arrange une mèche blonde qui s’égare sur son front. Quand elle est là, il est léger. Prêt à s’envoler, prêt à tout parer. Il la dévore des yeux. Elle est son pilier, son moteur. Il est persuadé qu’elle a tout compris de lui. Ses mots sont paroles d’évangile. « Tu es un Stark, tu portes tout l’espoir et toutes les ambitions d’un coven entier. » Il est la boussole, mais elle est le métronome. Elle rythme sa vie de Suprême, sans elle, il n’est qu’un homme. « Tu dois juste apprendre à compter sur les autres. Un fardeau est moins lourd, lorsque plusieurs le supportent. » Elle a le regard du lieutenant, elle ne lui laisse pas le choix. Elle est belle. Il acquiesce. Il ne sait pas lâcher prise, elle l’aide à garder le contrôle. Elle pose son front contre le sien, il sent ses frisettes brunes le chatouiller. Il sourit, les yeux fermés. Il s’imprègne de toutes ses sensations pour ne jamais les oublier. Jamais.

Les yeux s’ouvrirent, ou peut-être qu’ils ne s’étaient jamais fermés. Roman tomba sur ses mains, dont un index portait une coupure microscopique. Tandis que l’ivresse de l’alcool se rabattit de nouveau sur son crâne, il parcourut la pièce du regard, à la recherche d’un indice. Nolan était toujours à côté de lui. Il n’avait pas bougé. Tout ça n’était qu’un mirage ? Il se redressa, passant ses mains dans ses cheveux blonds. C’était impossible, tout lui avait paru si véridique. Il avait encore ce nœud délicieux dans l’estomac, cette sensation de respirer de nouveau à pleins poumons. Puis son odeur. Son parfum persistait encore dans l’air, il en était certain. « C’est… » Inconcevable. Roman eut soudain l’impression de virer fou. Un dernier shot de whisky franchit ses lèvres, comme une dose de courage pour assimiler tout ça. Puis il plongea de nouveau dans le canapé, encore abasourdi. Il voulait y retourner, maintenant, tout de suite. « Je… » L’arête du nez pincé, la frustration qui s’exprima. « Raaah. » Il ne supportait pas ces émotions contradictoires, ces paradoxes qui se livraient bataille. Entre euphorie et pleurs, nervosité et apaisement, envie et rejet. Ravalant les larmes au bord de ses yeux avec un sourire, il se laissa glisser au pied du canapé, avant de renverser sa tête en arrière pour regarder Nolan. « Ce n'est pas bien, Nolan... » Cette comète qui s’abattait sur son être, l’éclaboussant de mille sensations. Cette infime frontière entre le réel et l’irréel.

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When I was a man I thought it ended when I knew love's perfect ache. But my peace has always depended on all the ashes in my wake. All you have is your fire, and the place you need to reach. Don't you ever tame your demons, but always keep 'em on a leash.
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MessageSujetRe: Painkiller { Flashback ; Roman&Nolan }      #☾.      posté le Dim 6 Jan - 14:14
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loyalty : Il déteste les Wicked : pour lui, ce sont des traîtres, des êtres défectueux, des hors la loi. Ça lui retourne l'estomac d'en faire partie. Osera-t-il aller jusqu'à les trahir ? La question bat dans sa poitrine, empoisonnant peu à peu son coeur.
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Lorsque Nolan réalisa son imprudence - qui frôlait dangereusement l’inconscience -, il était trop tard : la pilule de spleen était déjà brandie sous le nez de son Suprême, trahissant l’illégalité de ses passe-temps. Pourtant, le policier ne craignait pas de se faire réprimander par Roman ; la négativité glissait sur lui comme l’eau sur les plumes d’un canard, incapable d’ébranler son coeur alcoolisé. Il attendait patiemment que l'autre sorcier cède à la tentation, persuadé qu’il ne pourrait résister. Une sourde mélancolie s’attachait à chacun de ses gestes, donnant l'impression qu'une aura couleur cendre l’auréolait en permanence. Dans un tel état, qui serait capable de tourner les yeux à une drogue capable de ramener brièvement dans les limbes aigre-douces du passé ?

Lorsque Roman accepta la pilule, Nolan ne fut donc pas surpris. Il observa la goutte de sang empourprer la surface grisâtre de la gélule, et il lui sembla tout à coup que le Suprême fut propulsé dans un autre univers. Il était toujours là, près de lui, dans son canapé ; il lui aurait suffi de tendre le bras pour effleurer son poignet. Pourtant, le regard clair du Suprême était perdu dans la contemplation d’un paysage - ou d’un visage - que lui-même ne pouvait déceler, à mille lieux de la réalité.

Décidant de le laisser à ses rêveries, Nolan se renfonça dans le canapé et cueillit quelques perles de whisky du bout de la langue, abandonnant les shots pour boire directement au goulot. Il plongea ensuite les doigts dans la cachette de sa table basse, grattant quelques traces de poudre incrustées dans le bois et les portant à ses lèvres. Les gencives brûlantes, il sentit les battements de son coeur se faire erratiques, entrecoupant son souffle de poussées d’adrénaline qui lui donnaient une envie folle de se lever, de danser, d’entraîner Roman avec lui - mais il n’avait pas la force de se redresser, les membres trop profondément enfoncés dans les replis douillets du canapé, alors il resta immobile.

Que faisait Roman, d’ailleurs ? Nolan tourna les yeux vers lui et le retrouva hagard, les fantômes de ses visions hantant ses prunelles. Des sentiments contradictoires semblaient tourbillonner en lui, et le policier posa la main sur son épaule, incapable de comprendre les émotions puissantes qui se reflétaient sur le visage de son Suprême.  « Hey, ça va ? » ne put-il que balbutier, à mi-chemin entre inquiétude et surexcitation.  « Qu’est-ce que tu as vu ? » Avait-il réellement besoin de le demander ? Le deuil collait tant à la peau du sorcier, à la manière d’une étoffe légère, d’un noir profond, incrustée à son épiderme ; inutile d’être devin pour savoir quelle défunte s'était présentée à lui, lui offrant l'espace de quelques battements de coeur sa présence rassurante.

La parenthèse de bonheur qu'il lui avait offerte via le spleen n’était pas bien, assurément. Mais Nolan avait depuis longtemps cessé de chercher ce qui était bien ou mal, en matière de drogues magiques ; elles étaient ce qu’elles étaient, et c’était tout ce qui comptait à ses yeux. Alors il répondit, le plus sincèrement du monde :  « Pourquoi ça ne serait pas bien ? C-ce que tu as vu… c’était réel, tu sais. C’était… là. » Il se pencha au-dessus du canapé et posa le plat de son main contre le torse de Roman, cherchant à capter ses battements de coeur. L’intimité induite par ce geste n’était qu’un détail à travers la brume qui envahissait sa boîte crânienne, et pourtant son propre coeur eut un sursaut en échos à celui de son Suprême, faisant brièvement trembler ses cils.  « Tout ce que t-tu as vu, ou as entendu… tout ça, ça ne sortait que de toi. De ton esprit. De ton coeur. C’était coincé, caché en toi, et le spleen t’a juste aidé à le retrouver. Alors tu ne dois pas le regretter. »

Évidemment, il lui faudrait plus que de belles paroles pour faire accepter à quelqu’un qui lui était hiérarchiquement supérieur que la drogue était une bonne chose, mais Nolan était certain de ce qu’il affirmait. Et cette assurance qui ruisselait en lui, déliant sa langue d’ordinaire trop timide, battait si fort dans ses veines qu’il osa plonger les yeux dans ceux de Roman et lancer, dans un souffle :  « Et si tu as encore besoin de quelque chose pour te le rappeler, je serai là pour t-te le donner. » Il lui restait quelques pilules, échouées au fond du sachet. D’un geste, il fit brûler plus fort l’une des bougies posées sur la table : sa flamme se gonfla pour mieux illuminer la cachette de drogues magiques.  « Mais on p-peut arrêter. Si tu ne trouves pas ça raisonnable. Il y a toujours… ça. » Il lui désigna la bouteille de whisky, encore entre ses mains. Il en prit une gorgée, délicieusement enivrante, et la tendit à son… ami ? Pouvait-on dire que ce soir, Roman était son ami ?

Cette perspective fit gonfler sa cage thoracique de fierté, tandis qu’il se laissait glisser sur le sol, aux côtés du Suprême, le whisky clapotant doucement contre les parois de la bouteille.

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MessageSujetRe: Painkiller { Flashback ; Roman&Nolan }      #☾.      posté le Lun 14 Jan - 22:56
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Elle ne le quittait plus la Reine. Alors qu’il avait ouvert les yeux, elle était encore là. Partout dans l’air, autour de lui, contre lui. Il s’attendait à voir la silhouette gracile ressurgir, à sentir de nouveau l’effluve d’une peau moite qu’il ne connaissait que trop. Il l’attendait même. Il se préparait mentalement à la revoir, à ce qu’elle l’allège encore de ce poids écrasant sur sa poitrine. Mais la voix de Nolan était trop ancrée dans la réalité, pour lui permettre de s’envoler à nouveau. Interrogation rhétorique, quand le policier ne savait que trop l’identité de la seule personne, capable de le mettre dans un tel état. Combien de soldats étaient tombés pour rien ? Combien s’étaient sacrifiés pour une paix qui n’était durable que dans l’esprit des plus naïfs ? Ce n’était pas tant la perte qui le rongeait, mais la culpabilité de l’avoir laissée partir sans rien faire. D’être le responsable de tant de morts inutiles. Même si publiquement, le Suprême gardait la tête haute, il pensait véritablement que toutes ces morts étaient vaines. Le même cycle continuait de se répéter : une rébellion, une répression, une accalmie, puis la surprise de la prochaine vague de mécontentement. Roman avait fini par ne plus se débarrasser de cette paranoïa constante. Arme à feu sous son matelas, flammes au bout des doigts, il n’y avait pas une journée sans qu’il ne regarde par-dessus son épaule. Mais que penserait son coven d’une telle faiblesse ? Que penseraient-ils tous, si le plus puissant d’entre eux n’étaient plus capable de supporter la pression ? L’angoisse l’étranglait, dès qu’il mettait le nez dehors. Alors Nolan ne pouvait pas lui en vouloir d’avoir du mal à atterrir sur Terre, pas plus qu’il n’était légitime de le blâmer pour lui avoir glissé cette pilule du bonheur. Il se souvenait dans les moindres détails de la couleur pourpre qu’elle avait revêtue, nuance favorite de la défunte. Elle avait toujours privilégié les couleurs sombres, d’une telle profondeur qu’on ne pouvait y rester indifférent, comme on survolait le gris ou le noir. Il y avait de quoi interpréter, de quoi ressentir. Et c’était tout ce que Roman briguait à cet instant.

Le sursaut de conscience était trop faible pour chasser l’envie de replonger. Nolan se faisait avocat du diable, lui prouvait combien tout ce qu’il avait vu n’était ni plus ni moins que la représentation matérielle de quelque chose qui avait existé. La paume sur son pectoral le figea momentanément, le palpitant protestant vivement face à cette proximité à laquelle Roman se refusait depuis des mois. Le souffle était retenu, tandis qu’il lui expliquait qu’il n’y avait pas de quoi regretter ou avoir peur de quelque chose qui faisait partie de soi. C’était pourtant le cas. Tout ce qui émanait de lui était sujet à angoisse, inquiétude, méfiance. Quand il ne parvenait plus à faire la différence entre ses désirs, ses remords, son imagination et la vie, la vraie, c’est qu’il se rapprochait dangereusement des méandres de la folie. Roman inspira profondément, à la recherche d’un courage qui l’avait abandonné lui aussi. Il se laissait bercer par les paroles de son hôte, sachant pertinemment qu’elles ne faisaient aucun sens. Ses yeux rencontrèrent les siens, après qu’il lui eut proposé une nouvelle envolée, et n’osèrent pas les quitter, de peur de glisser sur la cachette merveilleuse et de céder. Il fallait avouer que Nolan était le roi des mauvaises idées. Il pouvait bien lui accorder ce défaut, en cette soirée d’échec, sans jamais décider de lui en tenir rigueur. Puis, Roman décrocha enfin son regard du sien, à l’évocation du whisky, vice bien plus raisonnable en ces temps difficiles. Il le laissa glisser à ses côtés, avant de s’emparer de la bouteille et de boire au goulot. Fallait-il encore faire croire aux bonnes manières ? « Tu sais ce que je trouverais raisonnable ? » réfléchit-il à voix haute, tout en contemplant l’ambre qui s’agitait derrière le verre. « C’est que tout ça reste entre nous. » Il n’était jamais venu ici, ils n’avaient jamais bu ensemble, il n’avait jamais accepté cette stupide pilule ensorcelante et surtout, il ne l’avait pas vu dans un tel état. « Et je n’ai pas vu ce qui se cache sous ta table. » Douce ironie, quand le destin connaissait déjà la fatalité qu’elle réserverait au policier…

Une autre gorgée qui passa presque inaperçu, avant que l’homme ne remette la bouteille entre les mains de son propriétaire. Il plongea dans le regard de Nolan, s’étonnant de ne pas avoir remarqué plus tôt cette nuance qui tirait vers le vert. Il avait véritablement les yeux turquoise, et une douceur qu’il n’aurait jamais attribuée au personnage. Mais il ne le connaissait pas au fond. Il ne savait rien de lui. « J’espère que tu utilises ses yeux de merlan frit pendant les interrogatoires. Ça doit marcher du tonnerre. » Était-il seulement un bon flic ? « Je ne tiens qu'aux meilleurs. » Ricanement ivre, face à la stupidité de sa remarque. Il n'avait pas le temps de s'intéresser à tous, c'était ça le comble de l'histoire.

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MessageSujetRe: Painkiller { Flashback ; Roman&Nolan }      #☾.      posté le Mar 29 Jan - 13:52
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Nolan Jayden
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purpose : Ex flic de l'Autumn Court ; après son bannissement, il a réussi - probablement par miracle - à se faire embaucher comme serveur à l’Itaque. Il y travaille bon gré mal gré, tirant ouvertement la tronche en cuisine mais réussissent à grimacer des sourires en salle - bien qu’il peine à dissimuler le dégoût que lui inspirent les autres Wicked.
magic scale : Niveau ras des pâquerettes, aka Niveau 1.
powerplay : Contrôle du feu.
loyalty : Il déteste les Wicked : pour lui, ce sont des traîtres, des êtres défectueux, des hors la loi. Ça lui retourne l'estomac d'en faire partie. Osera-t-il aller jusqu'à les trahir ? La question bat dans sa poitrine, empoisonnant peu à peu son coeur.
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Painkiller

Roman & Nolan

I can be your painkiller
'Cause I'm the shoulder you cry on
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Nolan était peut-être allé trop loin, en abandonnant sa paume contre la poitrine de son Suprême, mais il n’en éprouvait aucun regret. Il avait senti des battements erratiques de l’autre côté du tissu, comme un métronome affolé par la solitude, et il était convaincu que c’était à lui d’en adoucir le rythme. Dans son mélodrame teinté d’orgueil, il se persuadait être une sorte de sauveur pour son Suprême, prêt à tout pour l'arracher de la prison causée par la mort de sa femme - même si c'était pour le jeter dans d'autres sortes de cages.

L’alcool était un bon premier pas : le whisky calmait les soubresauts du coeur, il l'enveloppait de torrents chauds, ambrés, qui en colmataient les aspérités. Nolan laissa Roman s’emparer de la bouteille, enfonçant sa propre tête contre le canapé, fixant son regard sur le plafond.  « Je ne dirais rien à personne » promit-il, bien qu’il était difficile de déterminer s’il s’adressait à son Suprême ou à l’ampoule - éteinte - qui fusait du plafond.  « Je ne voudrais pas… compromettre la réputation de mon Suprême » ajouta-t-il, la malice taquinant ses lèvres pour y faire éclore un léger sourire.

Et la malice semblait se propager à son acolyte : celui-ci plongea brutalement ses yeux clairs dans les siens, le déstabilisant aussi sûrement que si le plancher de l’appartement s’était métamorphosé en barque malmenée par des vagues déchaînées. Avoir les iris de son Suprême fichées dans les siennes était déjà troublant, mais les paroles qui s’ensuivirent ne l’aidèrent pas à retrouver la moindre contenance, si bien qu’il ricana en décalé, une chaleur nouvelle se répandant sur ses joues pâles, avant de détourner le regard.

Les prunelles résolument attachées au goulot de la bouteille, il répondit, après avoir puisé un peu de chaleur dans celle-ci :  « Ça ne marche pas si bien que ça. Je ne dois pas avoir la bonne technique. » Ou peut-être que la paupière qui tressautait lorsqu’il interrogeait des délinquants, trahissant ses humeurs - et l’exaspération que lui procurait leurs réponses évasives -, n’était pas à leur goût. Il avait toujours été un meilleur bad cop que good cop.  « Tout le monde n’a pas la chance d’être le Suprême du coven, à qui il suffit d’ouvrir la bouche pour faire tomber les sorcières comme des mouches. » ajouta-t-il, un brin envieux.

Puis il osa relever les yeux pour les poser sur le visage de Roman.  « Et les sorciers aussi » précisa-t-il dans un souffle, avant de reprendre rapidement une lampée de whisky, noyant ce demi-aveu dans le liquide ambré.

L’ivresse avait beau régner, guidant leurs gestes et leurs paroles comme s'ils n’étaient que des pantins tombé entre des mains particulièrement mutines, il était persuadé que les picotements qui parcouraient son échine - alors qu’il redonnait la bouteille à Roman - n’avaient rien à voir avec l’alcool. Ça remontait le long de ses poignets, ça faisait battre son coeur et son corps, il avait la confuse impression d'être en attente de quelque chose.

Alors sa main se fit plus aventureuse, cherchant un avant-bras sur lequel se poser, un poignet autour duquel s’accrocher. Son épaule frôla celle de Roman, tandis qu’il se penchait davantage vers lui (ou plutôt : alors qu’il s’effondrait davantage contre lui, l’alcool lestant ses muscles de plusieurs kilos) et approchait son visage du sien, pour mieux lui dire (ou plutôt lui crier, trop saoul pour maîtriser les décibels) :  « Tu sais que je serai toujours là pour toi, hein ? » Sa langue peinait à remuer dans sa bouche, les mots se faisaient pâteux, mais ses yeux brûlaient d’une lumière nouvelle.  « Quoi qu’il se passe, j’te protégerai. Ça sert à ça, la police. Pas seulement à f-faire des yeux d'merlan frit. On a plein d'autres utilités. » A travers son voile de délire, il parvint à sourire.

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MessageSujetRe: Painkiller { Flashback ; Roman&Nolan }      #☾.      posté le Dim 10 Fév - 23:53
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Roman Stark
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purpose : Des années au SWAT de la police de New-York n'ont servi qu'à le préparer à sa fonction de Suprême du coven de l'Automne. Il ne respire que pour honorer les responsabilités qui lui incombent.
magic scale : Surplombant le haut de la pyramide, il est évident qu'un sorcier comme lui ne pouvait atteindre que le niveau maximal de magie, soit le glorieux niveau quatre, sésame réservé aux têtes couronnées.
powerplay : Le feu crépitant au bout des doigts, les flammes intérieures qui réchauffent son esprit. L'élément ardent n'a plus aucun secret pour lui. Communion telle qu'il est capable de se parer entièrement de feu, de revêtir une enveloppe enflammée que rien n'arrête.
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L’accord tacite était scellé. Les souvenirs de cette soirée ne franchiraient jamais le seuil de leur mémoire. Nolan acceptait d’être le témoin muet des méandres qui secouaient son Suprême. Contrairement à ce qu’il venait de laisser entendre, Roman se moquait bien de voir sa réputation entachée. La seule chose qui le terrorisait, c’était qu’on puisse décider un jour qu’il n’était plus apte à diriger l’Automne. Maintenant qu’il ne lui restait presque plus rien, Greenwich était son ultime bouée de secours. Il ne respirait plus que pour insuffler ses ordres, il n’existait plus que pour guider les soldats et les sorciers qu’ils croisaient chaque matin. Ces mêmes visages, aux mêmes heures, tous les jours. Il vivait au rythme de sa routine, frémissant d’horreur sitôt qu’un imprévu se glissait dans cette cadence réglée à la seconde près. Si l’improvisation lui avait toujours réussi, il la redoutait désormais. C’était l’alliée désespérée de l’inconnu, celui qui le plongeait dans une fébrilité dangereuse. Elle menaçait l’équilibre si fragile de son esprit torturé et le brasier qui nourrissait ses entrailles n’attendaient que la seconde d’inattention pour se propager et consumer tout dans son sillon. Il contenait tant bien que mal son impulsivité animale, car elle ne ferait pas que détruire une malheureuse réputation, si tout venait à se savoir. La Spleen avait déjà que trop prouvé que le Suprême marchait sur un fil tendu. La petite pilule l’avait ballotté entre tristesse et volupté, colère et résignation. Avec l’alcool, le mélange était risqué, car Roman appréhendait de moins en moins ses réactions. Comment anticiper des émotions et des réactions, quand elles le submergeaient toutes à la fois ? Comment s’apaiser, quand tout autour de lui, cherchait à s’infiltrer dans les failles de la carapace ?

Même Nolan à ses côtés représentait une menace. Lui et ses grands yeux innocents. Lui qui respirait la candeur et la bienveillance, alors qu’il incarnait l’autorité impitoyable de son coven. On n’était jamais à l’abri d’une surprise, bonne ou mauvaise. Et Roman s’étonnait à présent de ne pas s’être intéressé plus tôt à cet homme qui avait existé dans son champ de vision, sans jamais capter son attention. Il semblait déborder de manque d’assurance, celui qui faisait pourtant respecter les règles. À sa remarque, un faible rictus amusé franchit le seuil. Qui avait la bonne technique ? Lui-même n’était pas certain d’avoir la recette de la réussite. Il suffisait de le regarder là, affalé par terre, en quête d’oubli. Une fois de plus, on lui rappela l’étiquette qui lui collait à la peau. Il était symbole de perfection, de droiture, de charisme. Il le savait, puisqu’il en avait joué tant de fois. Il avait tant puisé dans cette image qu’il renvoyait de lui, dans l’espoir de le devenir vraiment. Cynisme au coin de la bouche, silence intrigant, lorsque Nolan avoua que personne n’était insensible au personnage. Il n’avait pas tort. Mais qui avait été véritablement charmé par Roman, l’homme et non Stark, l’héritier ? Que serait-il, dépouillé de sa couronne ? C’était une question qui n’avait cesse de le hanter et dont l’issue l’achèverait, à coup sûr.

Il ne répondit rien, parce qu’il n’y avait rien à ajouter. Aveugle de la réponse qu’était en train de lui apporter son compagnon d’infortune, il ne réagit qu’au contact de la paume sur son avant-bras. Les manifestations physiques avaient toujours été plus équivoques à l’animal que les paroles bousculaient peu au fond. Il sentit l’autre s’effondrer contre lui, le gratifier de son souffle alcoolisé et instinctivement, Roman se sentit obligé de l’observer. Il lui servait le discours du policier, agrémentée de la gravité de l’ivresse. Les forces de l’ordre ne pourraient rien pour le sauver. Mais lui peut-être. Quand il se perdit à nouveau dans le doux océan de ses yeux, la réalité le percuta soudain. Il avait raison. Il l’avait aidé. C’était le seul à avoir réussi à apaiser la douleur, l’espace d’une poignée de minutes. Ce n’était pas le rôle du policier qu’il crevait d’avoir là maintenant, mais bien la sincérité criante de Nolan. Cette honnêteté qu’il lui offrait sur un plateau, depuis le début, et qui le rendait accro. « Tu parles trop, Nolan. » Vérité acerbe, mais nécessaire. Son regard dévia momentanément sur la bouche aux belles paroles et toute la volonté du monde ne suffit pas pour empêcher Roman de commette l’irréparable. Ses lèvres se joignirent brutalement aux siennes, comme par besoin urgent d’en expérimenter les conséquences. Souffle coupé, de constater que son corps rompu aux coups et à la déception était encore capable de ressentir quelque chose. Le whisky acheva d'affranchir toutes les barrières, tandis que sa langue s’invita aussitôt à la danse. Tout ou rien. S’il devait subir les affres du rejet, il était prêt à ce qu’il soit entièrement mérité. Mais aux crochets de son pansement affectif, il était déjà conquis.

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MessageSujetRe: Painkiller { Flashback ; Roman&Nolan }      #☾.      posté le Dim 17 Fév - 17:58
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Painkiller

Roman & Nolan

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Ce n’était pas la première fois que Nolan parlait trop. Il s’empêtrait dans les mots, cherchant désespérément à verbaliser ses émotions les plus intimes, incapable de s’arrêter lorsqu’il le fallait. Sa maladresse verbale lui avait déjà joué des tours, lui attirant les foudres de ses interlocuteurs - ou du moins leur pitié -, mais il espérait de toutes ses forces que les choses seraient différentes avec Roman. Parce que Roman savait. Il connaissait la souffrance, l’abandon, le goût doucereux de la perte. Parce que Roman était son Suprême, parce que Roman avait vécu tant de choses, parce que Roman possédait une sensibilité rare, que Nolan devinait derrière son implacable regard céruléen. Le policier croyait déceler, dans ses yeux, une douleur similaire à celle qui battait dans ses propres veines. Et il croyait deviner, derrière son expression impassible, l'écho de ses propres désirs...

Il ne fut pas déçu.

Les lèvres de son Suprême s’écrasèrent subitement contre les siennes, et quelque chose se dressera dans sa poitrine. Clic ! Comme un rouage qui était jusque là brisé, et que ce baiser inattendu venait de réparer.
Il éprouva de la surprise mâtinée d’une sourde, d’une profonde joie. Un contentement presque animal, tant il le prenait aux entrailles, le poussant à s’abandonner complètement au baiser de Roman, à laisser la langue du Suprême s’enfoncer avec volupté dans sa bouche. Il voulait être à lui, oh, comme il n'avait jamais voulu être à personne.

A cet instant, plus rien ne comptait que ce contact. Les mains de Nolan se perdirent dans les mèches dorées de son Suprême, se resserrèrent autour de sa nuque, alors qu'il approfondissait ce baiser. Son coeur tambourinait contre sa cage thoracique, ses battements se répercutant dans tous son corps, déjà avide de celui de Roman.


Cet instant, il en avait déjà rêvé, les yeux se perdant dans la contemplation de son Suprême, le coeur frémissant à chacune de ses paroles, chacun des ordres déclamés. Sa respiration s’était accélérée sous le poids des images, des sensations qu'il s’était imaginées en fermant les yeux, à la fois si douces et si brûlantes, son corps s’éveillant brutalement sous l’illusion de celui de Roman.

Et maintenant, voilà que la réalité prenait le pas sur les fantasmes, légèrement étiolée par l’alcool qui bouillonnait dans ses veines, engourdissant ses sensations et le poussant à se montrer plus empressé, plus fiévreux, plus aventureux. Nolan se laissait porter par ses émotions, et c’est avec une certaine brusquerie qu’il se laissa retomber contre Roman, le corps de celui-ci s’écrasant avec douceur sur le sol de son appartement, sous le sien.

Le policier rompit brièvement leur baiser, mais ce ne fut que pour chuter contre le cou du Suprême, ses lèvres se posant là où le pouls battait le plus fort, ses mains osant parcourir son torse, se crisper contre ses vêtements qui lui semblaient, tout à coup, bien superflus. Son sang pulsait furieusement dans ses veines, le poussant à accélérer le mouvement. Ses doigts tirèrent brutalement sur le haut de Roman, trahissant son désir, son absence totale de contrôle.  « Tu… » souffla-t-il enfin, peinant à retrouver le fil de ses pensées, le bouche contre le cou de son Suprême, remontant maladroitement jusqu’à ses lèvres pour les goûter encore et encore, savourer cet instant de félicité absolue.  « Tu… veux bien… ? » L’alcool altérait sa vision, brouillait les traits de Roman. De peur qu’il ne lui échappe, Nolan resserra la pression de ses doigts, s’accrochant à ce corps contre lequel il était couché, la respiration s'affolant, le bassin se pressant avidement à celui du Suprême.

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